Gambie: la formation du gouvernement prend du temps

Six jours après son retour triomphal en Gambie, le président Barrow a présenté ce mercredi après-midi les premiers membres de son gouvernement. Dix postes ont été attribués, il devrait y avoir en tout 18 ministres. La mise en place de ce gouvernement prend du temps car le chef de l’Etat qui veut un mélange entre acteurs politiques et technocrates doit négocier avec les 7 partis qui l’ont désigné candidat à la présidentielle.

En Gambie, le nouveau président Adama Barrow est arrivé à Banjul le 26 janvier 2017. © REUTERS/Afolabi Sotunde

« Voilà la nouvelle Gambie, cette nouvelle Gambie est bien réelle ». Ce sont les premiers mots du président Barrow entouré, pour la traditionnelle photo de famille par les dix premiers membres de son gouvernement. La cérémonie s’est déroulée dans un grand hôtel de Banjul, devenu ces dernières semaines le QG de la coalition.

Son parti d’origine, l’UDP (Parti démocratique unifié), récupère deux ministères importants. Ousainou Darboe, opposant historique à Yaya Jammeh, devient ministre des Affaires étrangères, Amadou Sanneh hérite des Finances et de l’économie.

Poste essentiel, Maï Ahmad Fatty, conseiller spécial de Barrow durant la crise, leader du Gambia Moral Congress, devient ministre de l’Intérieur. Il aura à gérer la refonte des services de renseignement.

Autres ministères importants pour la Gambie : Omar Jallow, membre du People Progressive Party, est désormais en charge de l’Agriculture. Pour le Tourisme, c’est un routier de la politique mais également directeur d’hôtel, Hamat Bah, qui sera aux commandes.

Isatou Touray est enfin la seule femme pour le moment de ce gouvernement, elle est nommée ministre du Commerce.

Le président Barrow a donc joué la carte de l’équilibre au sein de la coalition. Des postes essentiels restent néanmoins à pourvoir notamment aux ministères de la Justice et de la Défense.

Rfi