Golfe: les voisins du Qatar veulent un changement «d’attitude», «pas de régime»

La crise ouverte entre les trois principaux membres du Conseil de coopération du Golfe et l’Egypte d’une part et le Qatar de l’autre n’est toujours pas résolue. De Londres, lors d’une intervention devant le centre de réflexion Chatham House, le ministre d’Etat émirati aux Affaires étrangères Anwar Gargash a appelé cette fois le Qatar à revenir à la table des négociations, soulignant que son pays et ses alliés ne cherchaient pas un «changement de régime» mais d’ «attitude».

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Doha, capitale du Qatar.

« Nous avons envoyé un message au Qatar, nous avons dit que nous ne voulions pas une escalade, nous ne cherchons pas un changement de régime, nous cherchons un changement d’attitude, pas de votre politique, dans votre soutien à l’extrémisme et au terrorisme », a déclaré Anwar Gargash lors d’une intervention devant le centre de réflexion Chatham House. « Alors, on pourra retravailler ensemble », a ajouté le ministre émirati des Affaires étrangères.

Reste que les 13 conditions émises par les adversaires de Doha restent inacceptables. Parmi elles : fermer la célèbre chaîne de TV al-Jazeera et cesser de renforcer ses liens avec l’Iran.

Conditions irrecevables

Pour le Qatar, cela reste irrecevable. Pas question, font valoir ses dirigeants, qu’on nous dicte notre politique. Quant aux accusations de soutenir financièrement le terrorisme, Doha y a répondu en signant tout récemment un accord avec les Etats-Unis pour lutter contre les flux financiers liés au terrorisme.

Trop peu, estiment ces adversaires. Interrogé sur les mises en cause de l’Arabie saoudite dans le financement de l’extrémisme, le ministre émiratie a admis « qu’il y a un problème avec le financement privé dans le Golfe ». Et d’ajouter : « La différence est que le gouvernement saoudien tente de s’y attaquer ces dernières années. »

Rfi.fr