Honduras: les observateurs internationaux s’activent face à la crise électorale

Le Honduras est paralysé depuis le 30 novembre par une crise post-électorale sans précédent. Cependant, la situation se débloque quelque peu, en partie grâce aux efforts des observateurs internationaux. Ce qui ne signifie pas pour autant que le pays s’achemine vers une sortie de crise.

Avec notre correspondant régional, Patrick John Buffe

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Salvador Nasralla lors du dépôt d’un recours en annulation de l’élection présidentielle du Honduras, à Tegucigalpa, le 9 décembre 2017.

C’est un rôle déterminant que jouent les observateurs de l’Union européenne et de l’Organisation des Etats américains. Depuis le début de la crise au Honduras, ils se sont montrés très actifs, mettant tout en œuvre pour contribuer à la résoudre. Dans ce but, ils maintiennent un dialogue permanent aussi bien avec les deux candidats qui se disputent la victoire, qu’avec les autorités.

Les pressions qu’ils ont exercées sur le Tribunal électoral ont incité ses magistrats à commencer, vendredi 8 décembre, à recompter un par un les bulletins de 4700 bureaux de vote, dont les procès-verbaux étaient contestés par l’Alliance de l’opposition. Une opposition qui, sous l’insistance de ces mêmes observateurs, a décidé de présenter un recours en annulation, considérant que ce scrutin est entaché de fraude. Le même recours a d’ailleurs été également présenté par le Parti libéral, troisième force politique de ces élections.

Cependant, l’Alliance ne se fait pas beaucoup d’illusions. Elle estime que le tribunal va rejeter son recours mais cela lui permettra au moins de pouvoir s’adresser à des instances internationales. Elle exige toujours un recomptage de tous les votes pour démontrer que son candidat, Salvador Nasralla, est bien le vainqueur des élections présidentielles. 

Rfi.fr