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Hortense Assaga (Journaliste-reporter sur Africa 24) : La vie cachée de l’animatrice

De passage à Abidjan lors du dernier Femua, nous avons rencontré la charmante et toujours joyeuse journaliste d’Africa 24, Hortense Assaga. Entre deux concerts lors du Femua 2016, nous avons échangé avec Hortense Assaga qui nous a déballé quelques pans de sa vie. Dans une belle ambiance et sans difficulté, elle s’est laissé aller au jeu de questions et réponses.

 

L’on constate que vous êtes très fréquente au Femua. Cela fait combien d’éditions auxquelles participe Hortense Assaga ?
Salut aux internautes d’Abidjanshow.com. C’est la 8e fois que j’ai le plaisir et l’immense bonheur de revenir ici à Anoumabo pour fouler une fois de plus cette latérite qui est devenue aujourd’hui mythique ! Une 8e édition pour moi. Et c’est toujours un bonheur parce que c’est là que ça se passe, ce festival magnifique initié par les « Magiciens » qui donne rendez-vous aux plus grandes pointures de la musique, au milieu d’un village. C’est un rendez-vous incontournable aujourd’hui. Et c’est l’un des meilleurs festivals pour moi au monde, auquel j’ai toujours du plaisir à couvrir.

Qui est Hortense Assaga hors de la caméra ?
Au risque de décevoir certaines personnes, je crois que je suis la même devant la caméra comme en dehors de la caméra. J’aime échanger et je suis très curieuse des autres. J’aime m’amuser et j’aime faire la fête. D’ailleurs vous l’avez constaté tout à l’heure (car elle dansait et transpirait lorsque nous la sollicitions pour l’interview). C’est aussi ce que j’essaie d’allier dans mon métier également et dans ma vie.

As-tu un hobby particulier ?
J’adore la décoration. Mais j’ai plusieurs hobbies tels la lecture, la décoration, les voyages, la cuisine aussi.

Son histoire avec le journalisme

Qu’est ce qui a attiré Hortense dans le domaine de la communication ?
Depuis l’âge de dix ans, j’ai eu l’envie de devenir journaliste. Lorsqu’on me posait la question de savoir à cet âge ce que j’aimerais faire plus tard, je répondais toute suite « Journaliste ». Parce que j’étais dans un environnement qui me prédestinais peut-être à ça. Car mes parents étaient très férus d’informations des médias. Et moi j’ai toujours eu envie de raconter la vie des gens. Et donc la meilleure voie pour moi c’était le journalisme. Et c’est un métier que j’aime et en particulier de le faire ici sur le continent.

Si tu devrais résumer ta vie, ce serait quoi ?
C’est l’histoire d’une petite fille de parents africains qui a grandi à Paris avec toujours cette curiosité de son continent, ses liens culturels très forts maintenus. Et l’histoire d’une étudiante quelques années après qui décide de faire la communication. Puis aussi de la sociologie et du droit pour en faire son métier. Et c’est enfin l’histoire d’une femme qui est complètement épanouie dans son travail, dans sa vie et qui est à la conquête permanente de son continent chéri, l’Afrique. Et qui va à la rencontre de personnes qui sont comme elle. Qui ont une énergie débordante et qui ont l’envie de la transmettre et la partager. C’est ça Hortense.

Comment est née l’aventure avec Africa 24 et comment vous vous y sentez?
Cela s’est fait, suite à une rencontre avec Mr Constant Nemalé. J’ai adhéré à l’idée de créer une chaîne panafricaine et présenter le continent tel qu’il est aujourd’hui, à la face du monde. J’ai toute suite adhéré au projet, après avoir fait la radio et la presse écrite, car ce projet me permettait de renouer avec moi-même et avec mes racines africaines. J’ai accepté absolument ce challenge là avec Africa 24 et cela fait 6 ou 7 ans que ça dure…

« Je suis maman… »

Joies et peines depuis le début de cette aventure ?
Y en a eu plusieurs. Mais ce sont toujours des joies car ce sont des rencontres. Et à chaque fois j’ai vraiment le plaisir de parcourir le continent pour montrer et voir ce qui est aujourd’hui être Africain. Et donc ce sont des joies toujours partagées. Mes déceptions, ça peut être le fait de me sentir impuissante face à certaines situations et certaines disparités. Parce qu’on sait que ce n’est toujours facile. Et donc parfois je suis impuissante et je n’ai que mon petit micro pour en parler. C’est donc mon petit moyen à moi. Ce n’est pas toujours évident, mais j’essaie de le faire avec rigueur et plaisir.

Qui partage ta vie ?
C’est très privé (Rire) ! Vous savez pour être équilibré, il faut avoir de bonnes bases et solides. C’est comme une maison, s’il n’y a pas une solide fondation, c’est voué à la destruction. Et donc moi mes fondations sont très solides. Et aussi mes bases, car je sais d’où je viens et je sais qui je suis. Et donc je sais qui m’entoure, qui m’aime, et c’est l’essentiel. C’est ce qui fait d’ailleurs de moi la personne que je suis.

Son amour fou pour l’Afrique

As-tu des enfants?
Oui, bien sûr que je suis maman. J’ai trois enfants que j’aime plus que tout et qui m’équilibrent.

Tu es toujours joyeuse. Quel est le secret ?
Déjà je rends ce qu’on me donne. Et je me rends compte qu’à chaque fois que je rencontre les gens, ils me sourient. J’essaie de prendre la vie avec philosophie, de relativiser. Et évidemment il y a des moments où ça va moins bien. Évidemment comme je le dis, tout ce qui est moins bien doit être enfoui et tout ce qui rayonne doit sortir et être partagé. Parce que « life is short » (la vie est très courte).

As-tu un message à lancer à tous les jeunes africains et africaines qui te suivent ?
Jeunes africaines et africains de manière large, croyez en vous même et croyez en l’Afrique. On a le meilleur continent au monde. On a des richesses dans notre sous-sol, notre ciel, les ressources humaines… On a la population la plus jeune de la planète. Et qui dit jeunesse, dit vitalité, énergie, créativité, richesse. Et donc voilà, je suis une africaine d’aujourd’hui. Je suis une africaine de demain et une d’hier. Et donc je demande à tous ceux qui vont me lire, d’être Africain, de consommer Africain, aimez Africain, partagez l’Afrique que vous aimez et dites là telle qu’elle est. J’aime l’Afrique et je pense qu’on devrait avoir tout ça en nous. Cela n’empêche pas d’être citoyen du monde, mais on est africain et fier de l’être.

« C’est A’salfo qui m’attire en Côte d’Ivoire »

Qu’est ce qui t’attires particulièrement chaque année au Femua ?
C’est A’salfo qui m’attire en Côte d’Ivoire (Rire). Non, mais parce que je me sens proche de la Côte d’Ivoire, des ivoiriens. Vous ne pouvez pas vous imaginez, car il m’arrive de prendre des « Gbaka », « Wôrô-wôrô », parce que je suis un peu… Je prends des taxis. Et dans les rues, je vais dans les marchés et c’est ça mon bonheur. Je connais déjà tous les marchés d’Abidjan et on ne peut pas me défier là dessus. Ce sont les vraies personnes qui sont dans ces marchés telles les femmes qui se lèvent à 4 heures du matin pour venir vendre des tomates et autres qui m’intéressent…

 Par Athanase Konan
athanasekonan@abidjanshow.com

 

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