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Kareyce Fotso : Ce qu’elle dit de Dobet Gnaoré, Manu Gallo…

Issue d’un groupe culturel (les Bamilékés), elle représente cependant toute la diversité de la culture camerounaise, qu’elle met en valeur à travers chants, danses, percussions, c’est les langues et l’histoire de son pays. Ses concerts sont tout un concept, un voyage à travers des histoires qu’elle raconte. C’est de la musique, des joies, des peines, des pleurs, des rires qu’elle partage avec ses spectateurs. De passage à Abidjan en février dernier pour le concert « Absolument féminin », la jeune et célèbre artiste camerounaise Kareyce Fotso a bien voulu se confier à Abidjanshow.com. Entretien!  

Kareyce Fotso, bien qu’inconnue par la plupart des Ivoiriens, vous n’en êtes pas moins un prénom de douceur, un nom de feu, une énergie généreuse, un corps en mouvement, une voix roque digne des grande chanteuses, un timbre vocal qui attire… Cette description de votre personne vous convient-elle?

Rire ! Wahou !  (Elle prend un air un peu sérieux). Très bien ! La douceur et le nom de feu correspondent à ma personne car je représente ces deux personnes-là. Je peux manifester beaucoup d’énergie et être très douce à la fois. Je pense que je porte bien mon nom et mon prénom. Pour ce qui est de ma voix, elle est effectivement enraillée. S’agissant de la comparaison avec les grandes chanteuses, il vous appartient d’en juger.

Donne-nous une explication claire de tes nom et prénom!

Mon prénom signifie en français  »caresse » tout simplement. Mais moi je caresse les oreilles des gens de ma voix. Et Fotso, mon nom, veut dire solidité…

Comment l’élève studieuse que tu étais est passée des études à la musique, malgré l’opposition des parents?

La musique a toujours été présente en moi. Le choix et la passion ont fait la différence. Certes, la volonté des parents est de nous voir faire des études et aspirer à un autre métier pour sécuriser notre avenir. L’art, qui paie peu (surtout chez nous) n’encourage pas à un choix de véritable carrière. Me concernant, après mon premier diplôme à l’Université, j’ai négocié pour continuer et embrasser définitivement ma passion.

Dans quel domaine êtes-vous diplômée?

J’ai un Brevet de Technicien en audiovisuel. Ensuite, j’ai continué mon rêve de faire la musique.

Ton diplôme d’audiovisuel, qui est lié directement à la musique, te sert-il personnellement ?

Oui. Il faut reconnaître d’ailleurs que les études aident beaucoup : elles permettent de s’épanouir personnellement et de discuter aisément avec les gens. D’avoir une certaines approche face à la vie. De mieux appréhender et comprendre les choses. Et donc je pense que s’il fallait recommencer, j’aurai encore étudié pour peut-être m’arrêter au Bac ou plus…! (Rire)

Du Cameroun en France, expliquez-nous le parcours ?

Je suis arrivée en France par le biais du projet « Visa pour la création », un projet à destination de l’Afrique, de l’Océan indien et des Caraïbes. Il vise les jeunes artistes ayant un projet. Culture France lance un appel à projets au terme duquel le projet retenu vous donne droit à une bourse de perfectionnement en France. J’ai postulé en 2009. Et je me suis retrouvé en France.

« La St Valentin, c’est du Business, l’Amour véritable se vit… »

Une fois en France, comment Kareyce s’arrange-t-elle pour faire décoller sa carrière? Ou tout simplement dans quel réseau entrez-vous ?

(Rire !) Lorsque j’arrive en France mon projet en main, je travaille pendant trois mois avec un percussionniste qui maîtrisait bien mon projet et ce que je voulais faire. Car celui-ci avait déjà travaillé avec une formation dont j’ai été la choriste du groupe, au pays. Nous montons un projet solo. La même année, je représente le Cameroun aux Jeux de la Francophonie où j’obtiens une médaille d’argent. Et en cette même année 2009, je suis finaliste au concours  »Découvertes RFI ». Je rencontre Michel de Bock qui choisit de m’accompagner dans ce projet. Ce genre de rencontres a constitué pour moi de véritables opportunités. J’ai su saisir ma chance.

Très peu connue ici, Kareyce bouge beaucoup en Europe. Quelle est votre cadence en matière de spectacles là-bas?

J’avoue que je ne les compte pas. Moi, je me laisse aller dans mon art. Je saisis chaque chance que m’offre mon manager, et j’y consacre un grand plaisir.

« Ma source d’inspiration, c’est ma terre »

Quelle a été la plus longue tournée de cette jeune carrière? 

C’est ma toute première tournée qui a duré presque 2 mois.

D’où est-ce que vous tirez cette énergie dégagée sur scène?

Ma source, c’est ma terre, le Cameroun où je suis née et où j’ai grandi. Il y a aussi l’éducation que mes parents m’ont inculquée.

La Côte d’Ivoire, une découverte?

Non cela fait la 4 ème fois que je viens ici. Une fois je suis venue au théâtre. Une autre fois je suis venue comme choriste. Deux fois je suis venu dans le cadre de mon projet comme maintenant.

On dit de tes chansons colorées de beaucoup d’humour. Es-tu quelque part humoriste?

Non, je ne suis pas humoriste. Mais dans ma famille, on dit que j’aimais raconter tout le temps des histoires et les gens riaient tout le temps. Et avec mes amis, c’est toujours moi qui mets l’ambiance, la joie de vivre… Moi je rigole tout le temps et naturellement je suis quelqu’un qui aime rigoler et faire rigoler les autres.

Ta capacité à beaucoup improvisé vient-elle de ton humour et ta bonne humeur constante?

Bien sûr, j’improvise beaucoup parce que le théâtre aussi m’a construite une image, car il faut souvent être spontanée et savoir improviser dans ce domaine. Pendant à peu près deux ou trois ans, j’ai pratiqué le théâtre à temps plein.

En t’écoutant, tu nous fais penser à des artistes d’ici telles Dobet Gnaoré, Manou Gallo… As-tu des rapports avec elles?

Oui, bien sûr! Ce sont également des sœurs. Et il n’y a pas longtemps, nous avons ensemble travaillé sur un projet dédié aux femmes ; nous avons tourné pendant à peu près 2 ans.

Tu chantes beaucoup l’amour. Comment définis-tu l’amour, en particulier la St-Valentin?

Pour moi, l’amour devait être une autre religion pour endiguer la guerre à travers la promotion universelle de la paix. L’amour ne fait pas de mal. Concernant la St-Valentin, je pense qu’on peut aimer tous les jours et pas un jour spécial choisi à cet effet. La St-Valentin n’arrête pas le mal, ni les terroristes comme on les voit en ce moment dans le monde. Je pense donc que la St-Valentin, c’est du business, et que l’amour véritable se vit et ne raconte pas.

 Ton message aux internautes d’Abidjanshow.com, pour boucler cet entretien.

Je leur demanderai, après avoir lu mon interview, de se rendre  sur mon site internet www.kareycefotso.org ou aimer ma page facebook pour me suivre tous les jours. Jai à l’international deux albums aujourd’hui…

Réalisée par Athanase Konan
athanasekonan@abidjanshow.com

 

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