Irak: les autorités reprennent le pétrole en main

Le gouvernement de Bagdad a décidé de reprendre en main la production pétrolière, après plusieurs années de désorganisation liée à la guerre sur le territoire irakien. Les revenus de la manne pétrolière augmentent sensiblement depuis le recul du groupe Etat islamique.  

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Raffinerie de pétrole dans le sud de l’Irak, dans la ville de Basra, le 26 janvier 2016. 

Les revenus pétroliers ont augmenté de plus de 25% en deux mois sur la fin 2017, selon les chiffres officiels du ministère du Pétrole. L’Irak a vendu pour plus de 6 milliards de dollars de pétrole en novembre, contre moins de 5,5 milliards le mois précédent et 4,8 milliards de dollars en septembre.

La remise en état des installations détruites par la guerre est en cours. Un appel d’offre vient d’être lancé pour la reconstruction d’un oléoduc reliant les champs pétroliers de la province de Kirkouk, reprise récemment aux Kurdes, au nord du pays, vers la frontière turque. L’oléoduc antérieur a été rendu inutilisable par l’organisation Etat islamique. Jusqu’à 400 000 barils par jour pourraient ainsi être acheminés vers la Turquie.

Par ailleurs, au sud du pays, le gouvernement irakien commence à administrer directement, en atttendant le choix d’un nouveau repreneur, le champ pétrolier géant de Majnoun, suite au retrait de la compagnie anglo-néerlandaise Shell. Là encore l’objectif est d’atteindre une production de 400 000 barils journaliers.

Rfi.fr