Irak: la guerre urbaine de Mossoul se prolonge

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Un policier irakien traque l’ennemi jihadiste dans les rues de Mossoul, le 19 mars 2017. 

Tir de roquette de l’armée irakienne. Les hommes du lieutenant Mohamed Ali Karim, défendent leur position. « C’est un tir de canon SPG-9 contre Daech. Vous voyez les immeubles juste en face ? Ils sont sous le contrôle des jihadistes. On les cible avec nos roquettes. Nos soldats ont détecté des mouvements suspects de l’ennemi. Ils ont tiré », explique-t-il.

De part et d’autre de la ligne de front, chaque camp veut tenir à distance son adversaire. L’offensive est officiellement arrêtée, mais pas question pour l’armée irakienne de reculer. Le lieutenant Mohamed Ali Karim et ses hommes tiennent un immeuble stratégique. Dans les étages supérieurs, ils doivent pourtant faire preuve de vigilance. Les jihadistes ont déployé des tireurs embusqués. Le lieutenant parle tout doucement pour ne pas être repéré. « Il y a un tireur ennemi à moins de 20 mètres. »

Autre danger pour les soldats irakiens à Mossoul : l’enlèvement. Cette semaine sur la ligne de front, les jihadistes ont enlevé un officier et huit de ses hommes.

Rfi.fr