Irak: Mossoul totalement isolée des autres territoires occupés par l’EI

 La ville de Mossoul vient enfin d’être totalement encerclée par l’armée irakienne et les milices kurdes et chiites. Autrement dit, les jihadistes du groupe Etat islamique sont à présent pris dans un étau et ne peuvent plus recevoir des renforts ou des approvisionnements des poches qu’ils contrôlent encore dans le nord de l’Irak ou même en Syrie.
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Un combattant due Hachd al-Chaabi, coalition chiite appelée Mobilisation populaire, sur l etarmac de l’aéroport de Taf Afar, à 50 km
à l’ouest de Mossoul, le 20 novembre 2016.
Achilleas Zavallis / AFP

Les paramilitaires du Hachd al-Chaabi annoncent ce mercredi 23 novembre qu’ils ont atteint la route reliant Tal Afar, 50 kilomètres à l’ouest de Mossoul, à Sinjar, et fait leur jonction avec les forces kurdes. Ce qui leur permet de couper les axes d’approvisionnement de l’organisation Etat islamique entre Mossoul et ses territoires de l’est de la Syrie, principalement son fief de Raqqa, à 400 kilomètres de là.

Des milliers de familles sunnites de Tal Afar auraient fui la ville, effrayés par l’arrivée de miliciens chiites accusés d’avoir torturé des civils chiites dans les zones qu’ils avaient aidé à reprendre.

De l’autre côté de la ligne de front, les troupes antiterroristes irakiennes affirment qu’elles contrôlent désormais plus de 40% de Mossoul-Est, tout en avouant être confrontées à une forte résistance – attaques-suicide, voitures piégées, explosifs dans les habitations.

La ville abriterait 3 à 4 000 jihadistes, et la partie ouest de la ville va être difficile à reprendre avec ses ruelles étroites qui laissent peu de place pour les véhicules blindés de l’armée irakienne.


Un soldat irakien après un tir d’artillerie contre les jihadistes du groupe Etat islamique, à Ali Rash, à 8 kilomètres au sud-est de
Mossoul, le 22 novembre 2016.
REUTERS/Mohammed Salem

Près de 70 000 personnes ont déjà fui Mossoul, un million de civils seraient encore sur place. L’ONU n’a récolté que le tiers des 284 millions de dollars qu’elle demande pour faire face à l’urgence humanitaire dans la deuxième ville d’Irak.

Rfi