Iran: Rohani, critiqué par ses alliés réformateurs, prête serment

Le président iranien Hassan Rohani a prêté serment ce samedi devant le Parlement en présence de plusieurs dirigeants étrangers, notamment la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini, avant de présenter son gouvernement dont la composition a d’ores et déjà été critiquée par ses alliés réformateurs.

Avec notre correspondant à Téhéran,  Siavosh Ghazi

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Federica Mogherini, la chef de la diplomatie de l’Union européenne (UE), ce samedi à Téhéran lors de la
prestation de serment du président Rohani.

En recevant la chef de la diplomatie européenne avant même la cérémonie d’investiture, Hassan Rohani a critiqué la politique des Etats-Unis à l’encontre de l’accord nucléaire et la position hostile du président Donald Trump.

« La violation répétée de ses engagements par le gouvernement américain et les nouvelles sanctions contre l’Iran (…) peuvent être destructrices » pour l’accord nucléaire, a déclaré M. Rohani en recevant Mme Mogherini.

Il a ajouté que « l’Iran ne sera pas le premier à violer l’accord nucléaire, mais répondra de manière appropriée et réciproque » aux actions des Etats-Unis.

Hassan Rohani commence en effet son second mandat alors que les sanctions américaines adoptées il y a quelques jours rendent difficiles les investissements étrangers dont l’Iran a besoin pour relancer son économie. Ce qui constitue le principal défi du nouveau gouvernement.

Le chômage n’a cessé d’augmenter ces dernières années et atteint désormais 12,7% de la population.

Sur le plan intérieur, il est déjà critiqué par ses alliés réformateurs, car il aurait finalement renoncé à nommer des femmes ministres dans son prochain gouvernement et aurait accordé très peu de place aux réformateurs qui l’ont pourtant soutenu très activement dans la campagne présidentielle.

Rfi.fr