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La chercheuse Adjata Kamara, primée pour ses recherches sur l’igname

Adja Kamara est connue pour avoir mené de longues recherches sur les pourritures qui se développent sur certaines cultures des tubercules.

Depuis près de quinze ans, la jeune femme s’est efforcée de comprendre l’origine des champignons destructeurs des tubercules pour pouvoir développer des biopesticides et les combattre.

Une obsession qui s’est développée en une véritable passion après qu’elle ait vu son père, jeune retraité d’une entreprise publique, durant son enfance, à Bondoukou (ville au nord-est de la Côte d’Ivoire), entretenir la dizaine d’hectares familiale de manguiers et d’anacardiers.

Mais, à chaque saison, ce dernier se morfondait à la vue des taches noires qui apparaissaient sur les feuilles et les fruits de ses plantations, et qui l’obligeaient à se débarrasser d’importantes quantités de sa production.

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Sa curiosité l’a donc poussée à comprendre ce phénomène qui n’arrangeait pas son pauvre père. « Les gens inventaient des causes, mais moi je voulais comprendre ce qui se cachait derrière ce phénomène », explique-t-elle.

Depuis ces moments, les journées de Adjata Kamara y compris le week-end étaient consacrés aux recherches.

Aujourd’hui doctorante en agriculture durable, biodiversité et changement climatique, sa persévérance a fini par payer.

La chercheuse de 25 ans a été récompensée par le prix Jeunes Talents d’Afrique subsaharienne pour ses découvertes sur les micro-organismes destructeurs du tubercule. Seule ivoirienne récompensée cette année, elle ne boude pas son plaisir : « Ce n’est que le début d’une longue aventure, mais ça montre que tous les sacrifices des années passées ont servi à quelque chose », confie-t-elle.

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Au sein de son laboratoire de Bingerville, Adjata Kamara développe des biopesticides à usage préventif, fabriqués à partir d’extraits de plantes. Elle espère que ses solutions bio seront le plus vite possible sur le marché ou au moins accessibles aux planteurs et aux revendeurs.

Colette Traore

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