L’Afrique est un « pays », à en croire Boris Johnson, ministre des Affaires étrangères britannique

En qualifiant le continent africain de « pays » lors d’un discours dimanche 2 octobre, le ministre des affaires étrangères britannique, Boris Johnson, a commis une bourde diplomatique.

Le mot n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Lors d’un discours dimanche 2 octobre, au premier jour d’une convention du parti conservateur qui se tient à Birmingham, la langue de Boris Johnson a indéniablement fourché. Alors qu’il évoquait un monde « devenu moins sûr et dangereux » au cours de la dernière décennie, et qu’il vantait les mérites des valeurs britanniques, qui contribuent selon lui à « tirer le monde hors de la pauvreté », Boris Johnson a parlé du continent africain comme d’ « un pays ». Venant d’un ministre des Affaires étrangères, l’erreur a été moyennement appréciée…

Fatigue visuelle ?

« L’espérance de vie est montée d’un cran en Afrique, le pays faisant désormais partie du système économique mondial. En 2000, il y a tout juste 16 ans, l’espérance de vie d’un Éthiopien était de 47 ans, maintenant il vit jusqu’à 64 ans », a ainsi déclaré le ministre conservateur, confondant visiblement « pays » et « continent ». Selon le site International Business Times, le communiqué de presse sur lequel s’est appuyé Boris Johnson pour tenir son discours employait bien le terme « continent » pour parler de l’Afrique. Mais le mal est fait, les réseaux sociaux ne se sont pas fait prier pour immortaliser la bourde.

En 2002, il s’était déjà fendu d’une sortie malheureuse : « La meilleure chose qui pourrait arriver à l’Afrique serait que les anciennes puissances coloniales, ou leurs citoyens, reviennent une fois de plus dans sa direction, à condition que cette fois, on ne leur demande pas de se sentir coupable », avait-il précisé. À quand la prochaine petite phrase ?