L’Arabie saoudite prive de visa des joueurs d’échecs israéliens

Sept joueurs d’échecs israéliens sont dans l’impossibilité de participer à un tournoi international qui a débuté mardi 26 décembre en Arabie saoudite, faute d’avoir pu obtenir un visa. La Fédération israélienne d’échecs demande des compensations financières à la Fédération internationale pour ce « préjudice ».

Avec notre correspondant à Jérusalem,  Guilhem Delteil

media
Les joueurs d’échecs israéliens ne peuvent participer à la première édition du tournoi du roi Salman à Riyad, en Arabie saoudite, faute de visa. 

En théorie, le pays hôte d’une compétition internationale d’échecs n’est pas censé déterminer quels sont les pays représentés. Mais dans le cas du « tournoi du roi Salman », la géopolitique régionale s’est invitée dans les attributions de visa. Riyad avait dans un premier temps interdit l’accès à son territoire aux joueurs iraniens, qatariens et israéliens.

Après intervention de la Fédération internationale d’échecs, l’Iran et le Qatar – deux rivaux régionaux de l’Arabie saoudite – ont pu envoyer des représentants. Mais les organisateurs saoudiens sont restés inflexibles quant à la venue des joueurs israéliens.

Faire face à un refus de visa pour participer à une compétition internationale au Moyen-Orient n’est pas une nouveauté pour Israël qui, dans la région, n’entretient des relations diplomatiques qu’avec l’Egypte, la Jordanie et la Turquie.

Pourtant, afin de contrer l’influence de l’Iran, l’Arabie saoudite et Israël se rapprochent de plus en plus ouvertement. Le chef d’Etat-major de l’armée israélienne a évoqué la possibilité d’un échange de renseignement avec Riyad. L’administration Trump, elle, a laissé entendre qu’elle avait eu l’accord de certains responsables saoudiens pour reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël.

Mais, pour Riyad, il n’est pas encore question d’accueillir officiellement des Israéliens sur son territoire.

Rfi.fr