Législatives britanniques: Theresa May brille par son absence au débat télévisé

Le chef du parti travailliste Jeremy Corbyn a créé la surprise ce mercredi 31 mai en se joignant au dernier moment à un débat sur la BBC face aux autres leaders politiques avant les législatives anticipées du 8 juin prochain. Jeremy Corbyn a du même coup mis la Première ministre Theresa May dans une position très difficile, l’accusant de fuir la confrontation en refusant de participer au débat.

Avec notre correspondante à Londres,  Muriel Delcroix

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Les chefs de parti lors du grand débat électoral avant les législatives britanniques, le 31 mai 2017. 

Les candidats ont offert un grand débat cathodique particulièrement animé. Avec pour la plupart d’entre eux, une cible principale : le gouvernement conservateur dont la ministre de l’Intérieur Amber Rudd a tenté tant bien que mal de défendre le bilan. Cela n’a fait que rendre plus visible l’absence de la principale intéressée, la chef du gouvernement Theresa May.

Les uns après les autres, les participants ont vertement critiqué la Première ministre pour avoir « snobé ses adversaires » et n’avoir pas eu « le cran de venir débattre ses positions » alors qu’elle a elle-même convoqué ce scrutin anticipé.

Les leaders présents se sont exprimés sur un large éventail de sujets : les salaires et le niveau de vie, le changement climatique, la sécurité et le terrorisme ou encore le Brexit, et l’immigration. Dans l’ensemble, les participants n’ont pas fait de faux pas, à commencer par le dirigeant travailliste Jeremy Corbyn, attendu au tournant après s’être invité à la dernière minute au débat. Fort de sa remontée dans les intentions de vote et alors que Theresa May traverse une passe difficile, le chef du Labour s’en est pris à la politique d’austérité du gouvernement et défendu son programme de dépenses publiques.

Mais au-delà de la curée infligée au gouvernement de Theresa May attaqué sur tous les fronts, ce débat aura permis un coup de projecteur sur les « petits candidats » comme les libéraux-démocrates, les Verts ou le SNP écossais, bien décidés à obliger les principaux partis à rendre des comptes aux électeurs.

Rfi.fr