L’escalade verbale entre Pyongyang et Washington se poursuit

Le ministre nord-coréen des Affaires étrangères accuse le président Trump d’avoir « déclaré la guerre » à son pays, par des propos tenus au cours du week-end. Ri Yong-ho a ajouté que Pyongyang se réservait le droit de riposter, y compris en abattant des bombardiers américains qui ne se trouveraient pas dans son espace aérien. 

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Le ministre nord-coréen des Affaires étrangères, Ri Yong-ho, à l’Assemblée générale des Nations unies, le 23 septembre 2017.

C’est lors d’une conférence de presse en marge de l’assemblée générale de l’ONU, que le ministre nord-coréen des Affaires étrangères a tenu ces propos. Ce qui constitue une tribune plutôt efficace. Ri Yong Ho prend d’ailleurs les Etats membres a témoin: « Tous, dit-il, devraient clairement se rappeler que ce sont les Etats Unis qui ont les premiers déclaré la guerre à notre pays ».

Le chef de la diplomatie ajoute que dans ces conditions, la Corée du Nord a tous les droits d’abattre des bombardiers américains qui s’approcheraient trop près de ses côtes, y compris « s’ils ne sont pas dans l’espace aérien de ce pays ».

Précision importante, car c’est exactement ce qu’il s’est passé samedi. De tels engins avaient été envoyés par le Pentagone à l’est des cotes nord-coréennes.

Depuis plusieurs semaines déjà, Washington et Pyongyang se sont engagés dans une surenchère verbale. Donald Trump qualifiant Kim Jong-un de « Rocket Man » (homme-fusée en français) ce dernier le traitant de « malade mental ». Le dirigeant nord-coréen avait d’ailleurs déjà évoqué à ce moment-là une « déclaration de guerre ». Et ni l’un ni l’autre ne semblent aujourd’hui disposés à perdre la face. Surtout pas Pyongyang qui justifie ses ambitions nucléaires par la nécessité de se défendre. 

Rfi.fr