Libye: le maréchal Haftar lance ses troupes dans le sud-libyen

Cette opération militaire apparaît comme une réponse direct à l’assassinat la semaine dernière de six soldats de la brigade 106 de l’armée libyenne. Ils patrouillaient dans le désert, près de l’oasis de Jaghboub, au sud-est du pays, tout près de la frontière égyptienne, quand ils ont été tués.

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Des membres des Forces spéciales libyennes, fidèles au maréchal Haftar passent devant une grande affiche dédiée à Khalifa Haftar, à Benghazi, le 19 septembre 2017.

L’armée libyenne accuse le mouvement islamiste soudanais du Darfour, Justice et égalité (MJE), qui est présent en Libye, d’être derrière cet assassinat. Ce mouvement est également accusé de se livrer à toutes sortes de trafic entre la Libye et le Soudan.

Selon un communiqué du général Mabrouk Al-Gazaoui, chef militaire de la section d’Al-Kofra, l’aviation militaire libyenne a opéré depuis la base militaire d’Al-Kofra. Il a visé les positions des rebelles soudanais au sud-est de Jaghboub et à l’ouest d’Al-Kofra. Quinze véhicules avec ses occupants ont été touchés.

Rébellions tchadiennes et soudanaises

Le responsable militaire indique que le but de l’offensive est d’obliger les rebelles à se retirer vers l’ouest et à regagner le territoire soudanais. A plusieurs reprises, des combats ont éclaté entre le mouvement Justice et égalité et les forces de Khalifa Haftar dans le sud du pays.

A noter que des forces de rébellion soudanaises et tchadiennes sont présentes dans le sud-libyen depuis des années. Ces miliciens sont mercenaires chez les islamistes de Misrata, qui payent leurs salaires.

Il y a quelques mois, ce sont les positions de la rébellion tchadienne, à la zone frontalière, qui ont été bombardées par l’aviation de l’armée libyenne. Les Tchadiens en Libye sont également accusés de soutenir les milices de Misrata comme celle de Tripoli.

Ce nouveau combat ne peut que rappeler, l’existence d’une autre rébellion, soudanaise, cette fois: l‘armée de la libération du Soudan, faction Mina Mennaoui, employée en tant que mercenaire dans l’armée de Khalifa Haftar. Et c’est le maréchal lui-même qui l’avait reconnu.

Rfi.fr