L’Iran menace de fermer sa frontière avec le Kurdistan irakien

L’Iran a menacé dimanche 17 septembre de fermer sa frontière avec la région autonome du Kurdistan irakien et de mettre fin à tous ses accords de sécurité avec celle-ci si elle venait à proclamer son indépendance. Les autorités du Kurdistan irakien maintiennent toujours leur projet d’organiser un référendum d’autodétermination le 25 septembre prochain malgré l’hostilité de l’Irak, des pays voisins mais aussi des Etats-Unis et de l’Europe.

avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

media
Affiche appelant à voter pour le référendum pour l’indépendance du 25 septembre, Kirkouk, sous contrôle
kurde actuellement, le 10 septembre 2017.

En menaçant de fermer sa frontière, l’Iran a franchi un nouveau pas pour faire pression sur les autorités du Kurdistan irakien.

« La sécession de la région kurde avec l’État irakien signifierait [pour l’Iran] la fermeture de tous les postes-frontière » avec cette nouvelle entité, a déclaré le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, Ali Shamkhani.

« L’autodétermination de la région kurde d’Irak marquera aussi la fin des accords sécuritaires et militaires entre l’Iran et le Kurdistan irakien » a ajouté Ali Shamkhani.

 

L’Iran, qui compte une minorité kurde de six millions d’habitants, n’a cessé de déclarer son opposition au référendum du 25 septembre.

Ces dernières semaines, l’Iran et la Turquie, qui compte également une importante minorité kurde, se sont rapprochées pour s’opposer à la création d’un Etat Kurde.

Ces dernières années, Téhéran et le Kurdistan irakien avait développé des relations sur le plan politique, sécuritaire et économique. L’Iran a également envoyé des armes et des militaires pour aider les Kurdes irakiens contre le groupe Etat islamique.

Mais Téhéran refuse toute idée d’indépendance du Kurdistan d’Irak, car selon les autorités iraniennes tout changement des frontières dans la région pourrait provoquer de nouveaux conflits.

Rfi.fr