Marine Le Pen lance sa campagne en revenant sur les fondamentaux du FN

Marine Le Pen a détaillé son programme dimanche 5 février, mettant en avant ses idées phares : le retour à la souveraineté, la lutte contre le fondamentalisme islamiste et l’immigration illégale. Sans oublier d’attaquer ses adversaires.

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Marine Le Pen lors de son meeting à Lyon, le 5 février 2017. REUTERS/Robert Pratta

Devant ses militants chauffés à blanc, la candidate du Front national est revenue à ses fondamentaux, dénonçant le fondamentalisme islamiste et l’immigration illégale, défendant la sécurité et le retour à la souveraineté.

« Deux mondialismes se font aujourd’hui la courte échelle. Le mondialisme financier et affairiste. Et le mondialisme jihadiste, qui porte atteinte à nos intérêts vitaux à l’étranger mais aussi qui s’implante sur notre territoire national. »

Sans les nommer, Marine Le Pen a d’emblée attaqué François Fillon et Emmanuel Macron : « contre la droite du fric, contre la gauche du fric, je suis la candidate du peuple ». Le leader d’« En Marche ! » auquel la présidente fait de nouveau allusion en moquant en anglais « les winners ». Allusion également à Benoît Hamon et à son idée de revenu universel.

Et allusion, enfin, à François Fillon et à son programme d’économie drastique : « moins d’indemnisation en cas de chômage, moins d’hôpitaux, moins de santé, moins de protection, plus de travail, moins de revenus, moins de retraite, plus d’impôts, moins de service. Il n’en est pas question ! »

La présidente du Front national, qui a rassemblé à son meeting deux fois moins de monde que ses deux adversaires politiques du week-end, a conclu en lançant un appel à tous les patriotes, a annoncé la création d’un gouvernement d’union nationale en cas de victoire.

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REPORTAGE
On fait croire à monsieur tout le monde que dans ce monde il sera « un winner ». Mais coupé de son histoire, dénué de tout sentiment d’appartenance, il ne sera en fait qu’un esclave dans des pays asservis.
Au meeting de Marine Le Pen à Lyon.
Rfi