Mayotte quasi-paralysée après douze jours de grève des salariés de Total

A Mayotte, une quarantaine de salariés de l’entreprise Total sont en grève depuis le 11 août 2017. Ils réclament une augmentation de 15 % des salaires ainsi qu’une amélioration de leurs conditions de travail. Ils bloquent les sorties de camions citernes au dépôt. L’île subit une pénurie de carburant. L’intersyndicale FO-GCTMA et la direction ne semblent pourtant pas trouver d’arrangement, et la situation empire.

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Mamoudzou, chef-lieu du 101e département de France, Mayotte. (photo d’illustration)
Mercredi 23 août 2017, jour de rentrée scolaire à Mayotte. Du moins, ce devrait être le cas. Ce département français situé au large du Mozambique, dans l’océan Indien, est paralysé par la grève des salariés de l’entreprise Total depuis douze jours.

Les files d’attente devant la seule station ouverte, sur les sept que compte l’île, s’allongent, au grand dam de cet automobiliste excédé : « On est à minimum dix heures et ça peut aller jusqu’à 24 heures d’attente. Pour avoir de l’essence, les gens sont obligés de laisser leur véhicule pendant la nuit dans les files d’attente et de revenir le matin ; certains dorment même dans leur voiture. C’est du jamais vu. Enfin, moi, personnellement, je n’avais jamais vu, à ce point-là, des files d’attente aussi longues. C’est littéralement des centaines de voitures qui sont dans les files d’attente tous les jours ».

Mais l’attente n’est pas la seule conséquence de cette grève. Certains véhicules ont été déclarés prioritaires par le préfet et disposent de leur propre point de ravitaillement, comme les services de santé, par exemple, mais pas les camions poubelles ; les ordures ménagères s’accumulent donc dans les rues.

Le préfet de Mayotte a appelé en début de semaine à la poursuite du dialogue pour mettre fin au conflit. Mais il n’y a toujours pas de nouvelle rencontre prévue entre les syndicats et la direction de Total.

Rfi.fr