Share, , Google Plus, Pinterest,

Print

Posted in:

Michel Drucker : « Je suis fier de Yves Zogbo »

Michel Drucker incarne aux yeux des animateurs du paysage audiovisuel francophone, le respect absolu pour sa riche carrière dans le métier. Depuis 51 ans, il est l’icône des médias français, télé-radio. Le personnage est très  vénéré. Tant par les anciens, que par les jeunes générations. Il  était de passage à Abidjan, à la faveur d’une soirée  consacrée à la remise des  trophées du cinéma francophone. Interview sensible du grand Drucker.

 Pourrait-on tutoyer le nouveau  « roi » des Akan intronisé en direct à la télévision ivoirienne, comme il  est de tradition dans le genre d’interviews, moins solennelles ?

Depuis que j’ai été sacré roi des Akan, il est difficile pour moi d’accepter de me faire tutoyer. Un roi c’est sacré, n’est ce pas ? Non, je rigole ! A vous de choisir la bonne formule.

Pour tout le respect que nous vous devons, nous préférions le vouvoiement…

Comme vous voulez….

Avez-vous eu affaire à la police, à une garde à vue, tout au long de votre immense carrière ?

Non, mais pas encore. Le parcours n’est pas terminé. Par contre, je l’ai été une fois quand j’étais gamin. Cela est arrivé quand j’ai piqué la bagnole de mon père. Il m’a fait garder au poste de la gendarmerie dans la ville de Vire, où nous étions. C’est une petite ville de Normandie, près de Caen.

Côté chanson, quelles sont vos préférences ?

Je n’ai pas d’apriori côté musique. J’aime écouter aussi bien Jean Ferrand, Johnny Hallyday, Magic System ou Alpha Blondy. J’aime bien la chanson française. Tout comme la musique anglo-saxonne  et la chanson canadienne.  Je ne suis pas insensible à la voix de Céline Dion.

Vous seriez d’origine roumaine ?

Mes parents sont originaires d’Autriche et d’une région aujourd’hui rattachée à l’Europe de l’Est. Précisément de  l’Ukraine qui faisait partie de l’ancienne Roumanie. Mes parents sont arrivés en France dans les années 30. Ils se sont installés en Normandie. Moi, je suis Français. Je suis né en Basse Normandie. Je suis de ceux qu’on appelle les ‘’sang mêlés’’.

Quelle lecture faites-vous du problème des ‘’roms’’, en France ?

Non ! Il ne faut pas confondre le problème des ‘’roms’’ et celui de la Roumanie. Ce sont deux choses totalement différentes. Je me sens évidemment un tout petit peu concerné, quand j’aperçois un rom. Bon, ça c’est une affaire entre le gouvernement français et roumain.

Votre père fut médecin ?

Oui, j’ai toujours voulu être médecin comme lui. Je trouve ce métier noble. C’est pour cela que j’ai toujours voulu m’occuper des autres.

Est-ce qu’il vous arrive de tomber malade ?           

Jamais gravement. Mais la télévision peut rendre fou. Notre métier peut rendre fou. En 50 ans de télé, je me suis fait remplacer une seule fois.

Vos journées commencent à midi, ce depuis 50 ans…

Je commence par le sport le matin. Puis j’attaque la journée jusqu’à minuit, 1 h du matin. Que se soit pour la télé où pour la radio, j’ai le même planning.

Votre stimulant véritable, vous l’écrivez dans  votre dernier livre, est le stress. Le stress que vous considérez comme le moteur de votre vie…

J’ai peur de tout. J’ai peur de mal faire. J’ai peur de ne pas réussir la prochaine émission, j’ai  peur d’être vieux, j’ai peur de me faire virer. Mais c’est une peur stimulante. Il faut toujours être inquiet dans ce métier pour exister…

Même en radio où vous avez été reporter sportif ?

Bien sûr. J’ai fais la radio et la télé en même temps, jusqu’en Coupe du Monde de1986. J’ai regretté d’avoir arrêté cette année, parce qu’en 1998, la France a été championne du monde. C’aurait été encore plus merveilleux pour moi de me retrouver encore reporter sportif. Au total, j’ai commenté 5 Coupes du Monde. Avec un souvenir marquant, Pélé m’a fait cadeau de sa chaussure de la Coupe du monde de 1974.

Vous occupez le même bureau depuis 50 ans…

Oui, c’est le même bureau situé au Champs Elysées.

Votre maquilleuse est toujours la même aussi…

Elle est avec moi. Là voilà. Elle s’appelle Nelly Pierdet. Avec elle il ya d’autres collaborateurs qui sont avec moi depuis très longtemps.

Ceux qui assistent vos émissions sont semble t-il, les mêmes depuis des décennies, notamment une dame, espagnol d’origine, fidèle parmi les fidèles…

C’est exact. Ils sont pour la plupart mes voisins. La dame à laquelle vous faites allusion fait partie des mes amis. Nous formons presque une famille.

Claude François aurait été pour beaucoup dans votre carrière

Oui, grâce à lui, j’ai été stimulé en ce qui concerne les paillètes et autres. C’était un show-man. Il m’a appris à parler debout, à tenir un micro, à porter des smokings et plein d’autres petites choses. Comme ne pas arriver, par exemple, deux heures en retard à mes rendez-vous.

Quelles sont les émissions qui vous ont le plus marqué ?

Fière de toutes les émissions. Bon mais il ya forcément l’émission « Champs Elysées ». Beaucoup de choses entouraient cette émission. Notamment les invités, le générique qui encore est dans les oreilles. Des émissions qui m’ont marqué, il ya la retransmission de la finale de la Coupe du Monde 74. La dernière de Pélé. Je suis assez content de certaines émissions comme la dernière que je viens de faire avec Johnny Hallyday. Un show où il ya avait d’autres vieilles canailles comme Eddie Mitchel, les 80 ans de Gainsbourg…Comme les choses ne s’arrêtent, pas je prépare d’autres projets d’émission. Comme celle que je vais bientôt faire en février prochain avec Oumar Sy.

Entre la radio et la télé ?

La radio est moins contraignante. On peut arriver en pyjama. Il suffit d’avoir la voix en place. La télé c’est autre chose. On a besoin de beaucoup de préparation. Cela dit, faire de la radio au quotidien n’est aussi facile que ça.

Pensez-vous à la retraite ?

C’est  pas nous qui décidons. Le jour votre audience à radio Nostalgie va diminuer les patrons pourraient vous virer. Je rigole. Juste vous dire que c’est le public qui décide. Les hommes disparaissent un jour ou un autre. C’est tout comme en sport. A un moment en sport de haut niveau, les adducteurs vous lâchent. Donc il faut savoir un jour laisser la place aux jeunes. Zlatan Ibrahimovitch à 34 ans. Il n’est pas loin de la porte de sortie.

Votre avis sur Cyrille Anounah ?

Lui il est déjà un homme d’affaires. Il est de la génération d’Athur. Il est encore jeune. Il ira très loin.

Et sur Yves Zogbo ?

Je le connais depuis l’époque de l’émission « Champs Elysées ». Il fait partie de mes fiertés.

 Quelles ont été vos rapports avec les différents chefs d’Etat Français ?

J’ai connu le Général De Gaulle. Je l’ai croisé quand j’avais 20 ans pendant les conférences de presse. J’ai été marqué par François Mitterrand. C’est lui qui m’a le plus impressionné. Le plus politique. Il avait ce regard, cette présence qui en imposait. J’ai interviewé Pompidou. Nicolas Sarkozy, je l’ai connu depuis qu’il avait 10 ans. Il a toujours été attiré par le show-biz. Lui c’est une vraie rock star.

Votre passion à part votre métier ?

Le pilotage. Je suis pilote d’avion. D’ailleurs Dans une autre vie j’aurais pu devenir médecin comme mon père.

Vous avez aussi un penchant pour les chiens…

Cette passion, je la partage avec mon épouse. Dans notre seconde maison en province nous avons une trentaine de chiens. Avec d’autres animaux aussi que nous avons recueillis chez

Vous n’avez pas connu la paternité. Pas de regrets ?

J’ai épousé une femme qui avait 29 ans, à l’époque. Elle avait une fille que je considère comme m’a propre fille. J’ai adopté aussi une Vietnamienne, Ylend. Voilà résumé ma famille nucléaire.

Moses DJINKO

VOUS AIMEREZ AUSSI

Share, , Google Plus, Pinterest,

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.