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Micro trottoir sur le phénomène de la Pâques (Paquinou) en pays baoulé (5)

La fête de la Pâques qui a eu lieu du vendredi 30 mars au lundi 2 avril, s’est achevée. La fièvre des festivités a donc baissé un peu et nous pouvons enfin nous pencher véritablement sur ce phénomène. En effet, cette fête religieuse Chrétienne est aujourd’hui devenue en Côte d’Ivoire un véritable phénomène social principalement chez les Baoulé. Ils en ont fait un événement spécial dénommé “Pakinou” à telle enseigne que toutes les entreprises, même les multinationale adapte leurs communications pour coller à ce phénomène.

Vu l’exode massif du peuple Baoulé vers leurs zones et régions d’origine, vu le ras de marrée et la quasi excitation que la “Pakinou” crées dans les gares routières, dans les maquis et dans les lieux de loisirs, on mesure la dimension et l’importance de la chose.
Voilà pourquoi nous avons tendu notre micro à des personnes, célèbres ou pas célèbres, qui sont des Baoulé ou pas Baoulé, pour nous donner une explication.

• Sylvestre Bony (Réalisateur cinéma, homme de culture)

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“Seul le long week-end pascal permet chez les Baoulés qu’au moins une fois dans l’année tout le monde se retrouve au village, d’où cette récupération de la Pâque par nos frères du Centre. Au delà des festivités, l’idée première c’est surtout les retrouvailles qui permettent de réfléchir sur le développement local.

C’est la seule période où les cadres et les paysans sont tous présents et peuvent être mis à sur les projets portés par les jeunes. Ainsi, des cotisations peuvent être levées pour financer des coopératives. C’est une bonne récupération qui peut permettre de faire des prévisions pour des échéances électorales.

Je ne suis pas Baoulé malheureusement, mais je pense que le revers de la médaille, c’est qu’au delà de l’aspect développement et activités socio-économiques, certains sacrifient trop d’opportunités juste pour une fête à ne pas rater. Et rien que pour être présent au village, des gens font des choses impensables. Par exemple : on ment à son patron pour dire qu’on a perdu un parent. Ou bien des employés qui disparaissent carrément sans même informer le patron. Je pense que ces petites choses ternissent l’image de la “Pakinou”, sinon en gros c’est une bonne chose du point du vu développement.”

Propos recueillis par Bakou Le First

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