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Micro trottoir sur le phénomène de la Pâques (Paquinou) en pays baoulé (6)

La fête de la Pâques qui a eu lieu du vendredi 30 mars au lundi 2 avril, s’est achevée. La fièvre des festivités a donc baissé un peu et nous pouvons enfin nous pencher véritablement sur ce phénomène. En effet, cette fête religieuse Chrétienne est aujourd’hui devenue en Côte d’Ivoire un véritable phénomène social principalement chez les Baoulé. Ils en ont fait un événement spécial dénommé “Pakinou” à telle enseigne que toutes les entreprises, même les multinationale adapte leurs communications pour coller à ce phénomène.

Vu l’exode massif du peuple Baoulé vers leurs zones et régions d’origine, vu le ras de marrée et la quasi excitation que la “Pakinou” crées dans les gares routières, dans les maquis et dans les lieux de loisirs, on mesure la dimension et l’importance de la chose.
Voilà pourquoi nous avons tendu notre micro à des personnes, célèbres ou pas célèbres, qui sont des Baoulé ou pas Baoulé, pour nous donner une explication.

• Betina Koffi (Enseignante – Baoulé)

“Pakinou, c’est une bonne chose parce que c’est le seul long week-end de l’année pour les travailleurs. Et c’est aussi une période propice après les récoltes pour les planteurs de se retrouver au village en même temps que les frères travailleurs en ville. Pendant ce long week-end on peut parler des choses de la famille, du village et de la région.

Bien au delà des festivités, c’est d’abord la volonté de se retrouver tous pendant un long week-end afin de réfléchir et travailler au développement du village. Moi personnellement, ce n’est pas une priorité pour moi. Je peux y participer physiquement comme ne pas le faire. Aujourd’hui avec l’insécurité sur nos routes, je ne fais pas de “Pakinou” une obsession comme je le vois chez certains Baoulé…”

Propos recueillis par Bakou Le First

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