Mur anti-hispaniques, tags racistes et croix gammées… les actes contre les minorités se multiplient depuis la victoire de Donald Trump

Sur Twitter, le journaliste et activiste Shaun King recense les agressions contre les minorités depuis l’annonce de la victoire de Donald Trump. Et elles sont nombreuses.

Premiers jours dans la « TrumpAmérique ». Depuis l’annonce de la victoire surprise du candidat populiste à la Maison Blanche, les agressions envers les minorités se multiplient. Alors qu’une partie de la population n’entend pas se résigner et continue à manifester dans toutes les villes des Etats-Unis, les témoignages d’agressions, d’insultes, de menaces et de provocations fleurissent sur les réseaux sociaux.

Aux États-Unis, les actes contre les minorités se multiplient depuis la victoire de Donald Trump. Ici sur la voiture
d’un jeune Américain noir.

Des agressions dans les universités

Des comportements qui touchent, en premier lieu les universités. Le journaliste rapporte par exemple qu’à DeWitt, dans le Michigan, des étudiants blancs se sont réunis pour former « un mur humain » et empêcher les latinos-américains d’entrer dans leurs salles de classe.

« Des étudiants blancs forment un mur physique pour empêcher les enfants Latinos d’entrer en classe »

Voici également le genre de message haineux que les étudiants retrouvent dans leurs salles. Ici, dans une université de Caroline du Nord.

Parfois, ces actes ne s’arrêtent pas à la simple menace. Depuis deux jours, les autorités enquêtent sur l’agression de deux étudiantes musulmanes sur leur campus. A l’université de San Diego, deux personnes ont lancé à une jeune femme des « commentaires sur le président élu Trump et les musulmans », avant de lui voler ses affaires, a indiqué la police en charge du campus. A San José, dans le nord de la Californie, un homme se serait approché d’une étudiante par derrière avant d’arracher le voile qui lui couvrait la tête.

Des cas loin d’être isolés. Shaun King publie le témoignage de deux jeunes musulmanes ayant subi le même type d’agression, une dans son université au Texas et l’autre dans une grande surface.

« Blackface », agressions et croix gammées

Des attaques qui touchent aussi bien les Hispanniques, les homosexuels que les personnes noires ou musulmanes. Dans une université du Minnesota, par exemple, des tags racistes ont recouvert les portes des salles de classes. On peut notamment lire: « Fuck nigger », « white only » et « Trump ».

Sur Facebook, une jeune femme raconte qu’un homme blanc l’a harcelée parce qu’elle est Mexicaine. « Je suis impatient que Trump nous demande de vous violer et de vous renvoyer derrière le grand mur que nous allons construire », lui aurait-il lancé.

Il y a également ces étudiants Blancs qui ont posté une photo d’eux en « blackface » devant un drapeau des confédérés pour célébrer la victoire de Donald Trump.

Et des croix gammées qui se multiplient, ici à Wellsville ou Philadelphie.

Voir l'image sur Twitter

Depuis sa victoire, mercredi 8 novembre, Donald Trump lance des appels au rassemblement. Une attitude qui tranche avec sa campagne, au cours de laquelle le républicain n’a cessé de stigmatiser les minorités et de monter les Américains les uns contre les autres. Ses partisans, eux, n’ont semble-t-il pas changé de ligne.

Anthony Berthelier
Le Huffington Post