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Abidjan – Prostitution dans les taxi-compteurs, la dernière trouvaille des jeunes ivoiriennes, les témoignages sont choquants !

La dépravation des mœurs s’incruste de plus en plus dans le quotidien de la jeunesse ivoirienne, et de la gent féminine en particulier. Après la drogue en milieu scolaire ou la tontine de sexe ou encore la mendicité de luxe, des phénomènes que nous avons précédemment indexés dans nos colonnes, la prostitution dans les taxi-compteurs est devenue l’apanage de nombreuses jeunes filles. Récit d’une histoire qui laisse sans voix.

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La gent féminine ivoirienne s’enfonce dans un engrenage infernal. De nos jours à Abidjan, de nombreuses femmes proposent d’offrir leur corps à des chauffeurs de taxi-compteurs en échange du transport gratuit.

Le récit de l’histoire

Il est 22 heures, à Yopougon lorsque nous embarquons dans le véhicule de Moussa – un taximètre âgé de 27 ans – en direction de Bingerville où nous résidons. A peine la voiture démarre que le conducteur reçoit un appel téléphonique. A l’autre bout du fil, sa petite amie. Moussa demande alors à sa dulcinée de le rappeler plus tard étant donné qu’il effectue une course. Et lorsqu’il raccroche le téléphone, ce jeune homme, très bavard, engage la conversation.

« Ma chérie pense que je la trompe. Elle m’appelle tout le temps pour demander où je me trouve. Effectivement, je la trompe. Mais c’est ma chérie. Je l’aime et je compte payer sa dot bientôt », nous révèle-t-il.

Sidérés par de telles déclarations, nous lui posons la question de savoir pourquoi il ne reste pas fidèle à sa compagne, au regard de ses bonnes intentions envers elle. Le jeune homme estime alors que la chair est faible.

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Le vécu des taximètres

« Mon frère, toi-même tu connais ! », nous lance-t-il. « Je ne suis pas Jésus. Quand il y a moyen de se satisfaire, je le fais », ajoute-t-il, poursuivant : « Il y a des filles même qui nous provoquent. Parfois, elles négocient le prix, montent dans la voiture, et ne disent rien, mais un peu plus tard, elles te disent qu’elles n’ont pas d’argent et te proposent ouvertement de te donner « un coup » (d’offrir son corps, ndlr) », a confié Moussa, qui n’a pas hésité un instant à raconter son histoire. « Un jour, pendant la soirée, j’ai pris une fille dans la commune de Yopougon en direction de la Riviera-Palmeraie. Elle s’est assise à côté de moi, sur le siège passager avant. Lorsque nous avons pris la route, elle a commencé à caresser mes parties intimes. C’est ainsi qu’elle m’a avoué qu’elle n’avait pas d’argent, me proposant immédiatement de s’offrir à moi en échange. La fille était belle, alors j’ai accepté. Nous avons pris la direction d’un hôtel et nous avons couché ensemble ».

Interpellés par le témoignage de Moussa, nous menons une petite investigation qui s’avère fructueuse. Nous rencontrons alors Mamadou, 35 ans, un autre taximètre résidant dans la commune d’Adjamé. Il a vécu la même situation que Moussa, mais contrairement à ce dernier, il n’a pas succombé à la tentation.

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« On parle de Yopougon, mais Adjamé est aussi un nid de prostituées. La plupart des prostituées dans cette commune, sont des mineures. La preuve, un jour, une jeune fille, d’environ 18 ans, m’a arrêté au niveau de Yopougon Maroc. Elle m’a dit qu’elle partait à Adjamé Liberté. Après nous être entendus sur le tarif de 2000 fcfa, elle est montée dans le véhicule, juste à côté de moi. Une fois en route, elle s’est mise à relever lentement la mini-jupe qu’elle portait afin de mettre en exergue ses jambes. Elle voulait en fait, m’exciter, mais je l’ai carrément ignorée. Elle ne faisait que ça durant tout le trajet. Lorsqu’on est enfin arrivés à Adjamé- Liberté, elle m’a dit qu’elle n’avait pas d’argent et m’a proposé de coucher avec elle, en contrepartie. ‘‘Viens, je vais te donner un coup. Je maîtrise le coin. Si tu veux même, je vais appeler mes camarades, on va faire une partouze.

Pendant que l’une est sur toi, l’autre te caresse les parties intimes. C’est trop intéressant’’. J’ai aussitôt refusé et je lui ai également fait savoir que je connaissais très bien le quartier comme elle, l’obligeant par la suite à me payer au risque de la conduire au Commissariat. Frustrée certainement par le fait qu’un homme lui résiste, elle m’a dit alors ceci : ‘‘Toi tu es quel genre de garçon ? Une jolie fille comme moi veut te donner un coup et tu te joues les sérieux ?’’. Notre dispute a attiré l’attention d’un passant qui connaissait la jeune fille. Et c’est lui qui a payé à sa place. ‘‘Tu n’es pas garçon ou bien tu es pédé’’, telle est la dernière chose qu’elle m’a dite. J’étais vraiment choqué par la proposition indécente de cette demoiselle », a témoigné Mamadou.

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Quand des filles passent aux aveux !

Qui sont ces filles ? D’où viennent-elles ? Autant de questions qui nous ont interpellés et qui nous ont poussés à aller loin dans nos recherches.

Ainsi, après plusieurs jours, nous faisons la connaissance de Prisca, 22 ans, et de Nadia, 20 ans. L’une est vêtue d’une mini-robe moulante très sexy mettant en évidence ses rondeurs et arborant des mèches longues qui atteignent le bas du dos.

L’autre, avec des cheveux courts, portait une petite culotte et un body décolleté laissant apercevoir sa belle poitrine. Appatées par le gain facile, elles assument cela.

« C’est la meilleure manière de se déplacer sans payer. On propose à des taximètres de coucher avec eux pour qu’ils nous déposent gratuitement. C’est parfois difficile parce que certains refusent. Mais la plupart acceptent. Du moment où on gagne quelque chose, on n’a pas peur. Il suffit juste d’utiliser le préservatif et de veiller à ce qu’il ne se déchire pas durant l’acte. Aujourd’hui à Abidjan, il faut être malin pour avoir ce qu’on veu », cautionne Prisca, dont les propos ont été renchéris par son amie Nadia.

« C’est plus économique de donner un coup à des chauffeurs pour se déplacer. Quand ils voient les jolies femmes, ils sont séduits, donc mieux vaut en profiter. Quand tu as un joli corps, il faut savoir l’utiliser à bon escient. On utilise notre corps pour aller partout où on veut gratuitement. C’est ce qui est normal. Nous ne sommes pas la Vierge Marie. On vit une seule fois ».

Cette troublante histoire démontre clairement comment la jeunesse ivoirienne sombre de plus en plus dans la déchéance morale. Des jeunes filles usent de leur corps pour obtenir des biens ou des services. Elles jettent alors leur dévolu sur les conducteurs de taxi-compteur. De quoi interpeller, encore une fois, les parents, à être plus vigilants sur les pratiques de leurs enfants.

Joe Midelli

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