Le patron du FBI sur la sellette avec l’enquête de la justice américaine

Le bureau d’inspection du ministère de la Justice va enquêter sur le FBI et sur les différentes déclarations de son directeur James Comey, pendant la période électorale. L’agence de renseignement a été sous le feu de critiques républicaines et démocrates pour son interférence dans la politique. Le bureau d’inspection du ministère de la Justice est un organe indépendant, sa décision est donc notifiée aux élus, mais n’attend pas d’approbation de leur part.

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James Comey, le patron du FBI, à Washington, le 10 janvier 2017. REUTERS/Joshua Roberts/File Photo

Qui en veut au directeur du FBI ? C’est une interrogation légitime, à la lecture de la longue liste de questions auquel l’audit de l’inspection du ministère de la Justice souhaite obtenir des réponses.

James Comey a-t-il violé le code d’éthique de son agence, en annonçant, à dix jours de la présidentielle, son enquête sur un ordinateur privé d’une collaboratrice d’Hillary Clinton ? Cette enquête, qui n’a rien donné a-t-elle nui à la candidate ? C’est en tout cas ce qu’affirment les démocrates.

James Comey est aussi sur la sellette dans le camp républicain, qui ne lui pardonne pas d’avoir annoncé que le FBI ne poursuivrait pas Hillary Clinton sur l’affaire du serveur privé. Tout en affirmant que la même Hillary Clinton avait agi avec une « extrême négligence ».

Ces questions n’augurent rien de bon pour le FBI, critiqué de toute part, et surtout par Donald Trump qui a maintes fois exprimé sa défiance à l’égard de son directeur. L’audit ne sera pas terminé à la date de la prestation de serment du président élu. Et le mandat de James Comey le met en théorie à l’abri d’un limogeage, sauf en cas de faute caractérisée.

Anne-Marie Capomaccio
Rfi