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Aicha Rani Kéita (Miss CI 1997) : « Enceinte de 5 mois, j’ai senti un projectile me frôler puis s’écraser au milieu du salon… »

Cote d’Ivoire- Novembre 2004.

La tension est à son comble dans le pays. Des pillages et actes de barbarie sont observés sur le territoire ivoirien, de gauche à droite, c’est la débandade.

Assez furtive, cette crise née de tensions entre soldats français et ivoiriens a laissé des traces. L’ancienne reine de beauté ivoirienne, témoin oculaire des faits, a vu l’espace d’un instant, sa vie défiler sous ses yeux.
Elle raconte sa bouleversante histoire :

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En pleine euphorie Wan’go, je découvre avec un immense bonheur que je suis enceinte ! Mais ma grossesse est fragile, je dois suivre un traitement médical et rester alitée en permanence. Novembre 2004: la tension monte d’un cran dans le pays et des pillages ont lieu à Abidjan.

Allongée sur mon canapé, j’entends un bruit sourd qui se rapproche, puis je sens un projectile me frôler puis s’écraser en plein milieu du salon. Ils sont là, à quelque mètres de notre portail !!! C’est ce jour-là que j’ai compris le sens des paroles de mon chanteur préféré Bob Marley : « Tu ne sais jamais à quel point tu es fort jusqu’au jour où être fort reste ta seule option ».

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Moi, enceinte de 5 mois, qui pouvait à peine tenir debout, j’ai trouvé la force de sauter une clôture de plus de 3 m pour me réfugier chez des inconnus, traverser une ville à feu et à sang, cachée à l’arrière d’une camionnette, au milieu des tirs, et de rester planquée plusieurs jours sans médicaments malgré les douleurs et les menaces…, raconte-t-elle.

Rapatriée un peu plus tard en France avec d’autres victimes de la crise, Aïcha se souvient avoir ressenti au milieu de ces atrocités tout une immense gratitude ; cela, car en dépit de ce qu’elle laissait derrière elle (maison, travail, souvenirs, patrie), les siens étaient sains et saufs ; plus encore, cette vie qu’elle portait en elle, et qui a aujourd’hui 14 ans.

Carole G


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