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Les troublantes vérités de l’ex-concubine du Directeur général adjoint de la Douane ivoirienne

Chaque jour, ce sont des milliers de femmes au moins dans le monde qui subissent des violences conjugales dans le monde.
Par peur, certaines se barricadent derrière un mur de silence ; un silence qui finit par emporter certaines d’entre elles dans la tombe, quoique quelques-unes trouvent en elles-mêmes la force de dire « STOP » à ces abus.
C’est le cas de dame Koné Awa, l’ex-concubine du Directeur général de la Douane ivoirienne.
Mère de cinq enfants, tous issus de sa vie conjugale avec le DGA des Douanes, elle a conté son calvaire avec celui qui a été durant 26 ans son compagnon aux médias la régionale.

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L’histoire remonte à la naissance de leur troisième enfant, la deuxième fille du couple :

« Etant retourné à l’ENA en qualité d’Administrateur, il a commencé à entretenir une relation avec une de ses collègues qu’il a par la suite mise enceinte. Il entreprenait de l’épouser, elle, pendant qu’il ne manifestait pas le désir d’en faire de même pour moi. Son père, mécontent, a exigé qu’il m’épouse. Après le décès de ce dernier, le mariage coutumier a été fait. Je vendais des voitures pour lui (après mon premier fils, j’ai été déscolarisée, j’étais sans emploi. Il m’a ensuite introduite dans la vente de véhicules, tout marchait bien.
J’ai cessé cette activité quand j’ai su qu’il avait offert un véhicule à l’une de ses copines pendant que moi, je travaillais à mettre en valeur nos acquis (terrains, voitures) sans rien avoir.
Je me suis rebellée, il m’a finalement acheté une voiture en 2009 mais je suis restée ferme sur ma décision d’arrêter.
Cette situation l’a rendu furieux, il emmenait ses copines à la maison, il découchait. J’ai subi d’énormes calomnies à la maison. Il est encore revenu à la charge pour les voitures, j’ai encore refusé. ».

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La descente aux enfers de Koné Awa va s’intensifier dès cet énième refus :
« Je n’avais plus droit à la parole dans la maison. En 2012, nous avons déménagé, il m’a chassée de la chambre conjugale. Ses cousins venaient à la maison me battre, mes affaires étaient jetées de la maison parfois, j’étais obligée de rester dehors. Il me frappait tout le temps. Sa sœur aussi m’a mené la vie dure, remplaçant tout mon personnel de maison qui travaillait dorénavant sous ses ordres. Plus de droit à la cuisine, au salon, à la cour. J’étais dans une prison ».

Aujourd’hui séparée de son « bourreau » mais portant encore le poids de ces années de souffrance, le message de Koné Awa sonne comme une sensibilisation, une voix, de plus, portée contre ce fléau destructeur.

Carole G

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