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Interview Barthélémy Inabo Zouzoua / Son retour à la RTI, « Variétoscope »… Barthélémy Inabo fait des confidences…

Après 11 ans d’absence de la RTI, le doyen Barthélémy Inabo Zouzoua est de retour avec son émission-fétiche, « Variétoscope ». Suite à la première manche de cette émission dont la logistique est assurée par un professionnel en la matière qu’est « Wendy&Co », nous avons rencontré BIZ. Il s’exprime sur le nouveau visage de la RTI et ce qu’il promet aux Ivoiriens avec son émission culte, « Variétoscope ».

De retour à la ‘’maison ‘’ après plusieurs années d’absence, votre regard sur la nouvelle RTI aujourd’hui ?

La nouvelle RTI est celle là qui veut se rapprocher un peu plus des téléspectateurs. Et c’est à cette idée que j’ai adhéré. C’est ainsi que je n’ai pas hésité lorsque le Directeur Général m’a sollicité pour la production du retour de Variétoscope et d’autres productions, je n’ai pas hésité. Car cette nouvelle RTI veut se réconcilier véritablement avec les téléspectateurs en leur proposant une télévision ouverte à tous avec de meilleurs contenus.

Lorsqu’on vous proposé de revenir avec Variétoscope, quelle est la première qui vous est venue ?

D’abord la peur car je me suis demandé si les gens (et surtout la jeune génération) allaient aimer à nouveau cela car la dernière émission date de 9ans aujourd’hui. J’étais donc tendu jusqu’à la première manche qui a été un succès, avec l’adhésion des jeunes qui ne la connaissait pas. Nous sommes donc soulagés et rassurés pour la suite.

Le vendredi dernier c’était la première manche. Aviez-vous eu des appréhensions ?

Oui, j’ai eu beaucoup d’appréhension : cela fait 11ans d’absence de la maison et je travaille avec de nouveaux collaborateurs que je ne connais pas. Mais heureusement, j’avais une base assez solide d’anciens tels que Koné Siriki Sil, Camara Oumar Norgil et moi-même.

On a flippé un peu et on a réussi la première manche grâce au soutien du Directeur Général de la RTI qui donné carte blanche pour conduire cette émission. C’est à nous de prouver pour la suite jusqu’à la finale.

Un jugement partiel suite à la première manche…

-Les Animateurs : Je pense que les gens font souvent une erreur dans le jugement de la prestation de ces derniers en les comparant au duo Serge Fatoh et moi qui avions fait 33ans ensemble.

Un duo, ça se forme et nous sommes en train de former ce duo là Eric Sekongo (qui est un peu plus aguerri) et la jeune Lareine.

Donnez-leur un ou deux ans et ce sera l’un des duos les plus explosifs. Je suis personnellement satisfait d’eux, bien qu’il reste des automatismes qui manquent. On va essayer de les régler au fur et à mesure et ça ira.

Concernant la prestation des groupes, j’ai été quelque peu surpris par leur excellent niveau de préparation. Cela rassure car cela ira crescendo.

Concernant l’équipe de production, il y a beaucoup de ces jeunes que j’ai connus à RTI Music sont des jeunes qui en veulent. Et nous les soumettons à notre rythme et ils sont en général contents de travailler avec nous parce que le « NG 10 » est une famille au sein de laquelle règne la convivialité. Les collaborateurs sont toujours un peu surpris de cette manière de faire. Nous combinons rigueur au travail et esprit de famille.

On espère que ces jeunes gens apprendront à vivre ensemble car la télé, c’est ça aussi.

Que répondez-vous à ceux qui qualifient Variétoscope « d’émission réchauffée » malgré tout?

C’est normal qu’ils disent cela. Il y a une pléiade de productions à la RTI.

Qu’ils trouvent que Variétoscope ne leur convient pas, ils ont d’autres choix tels que «Wozo Vacnaces», « Babi Dance Battle » et autres. Mais ils existent néanmoins des inconditionnels de « Variétoscope ».

Comme on le dit, les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Ces jugements sont plutôt un stimulant.

C’est pour cela que nous avons apporté quelques innovations dont le « Village Variétoscope » avec de la musique en live et des écrans géants où sont projetées d’anciennes éditions pour faire un peu la genèse à la nouvelle génération.

Y aura t-il des changements dans le contenu de l’émission ?

Oui, mais pas cette année car nous sommes obligés d’asseoir Variétoscope originel avant d’y apporter des changements comme, par exemple, un match entre les vainqueurs de Variétoscope de Côte d’Ivoire et ceux du Burkina Faso. C’est en projet.

On constate que Barthélémy Inabo sait appâter les sponsors pour financer ses productions. Alors, c’est le secret ?

J’ai été à l’école ancienne de la télé où l’on nous enseigné qu’une émission doit obligatoirement être rentable. Telle est ma conviction. Et c’est ainsi que j’ai toujours travaillé.

Si pour la présente édition nous faisons un peu dépenser la télé, vous verrez l’année prochaine que tout cela sera récupéré avec l’appui des sponsors. Je ne peux pas concevoir qu’une émission de télé ne soit pas rentable. C’est vrai que le bénéfice n’est pas énorme, mais l’on ne doit pas endetter la maison.

Votre secret ?

Mon secret c’est peut-être le fait que je mette à l’aise les sponsors qui m’accompagnent sur mes émissions. Cela n’est pas souvent du goût du Service commercial, mais pour moi, un sponsor qui nous donne de l’argent doit être mis en confiance pour qu’il nous soutienne davantage.

La preuve, lorsque nous avons demandé à « New Side » de nous accompagner, le patron, connaissant notre sérieux, n’a pas hésité à nous offrir la voiture pour voting.

L’année prochaine nous allons accentuer les choses pour revenir avec des lots plus importants à offrir aux communes qui participent à Varietoscope, tels que des écoles (lot déjà remporté par Adjamé et autres), des ambulances, le système de distraction tels celui remporté par PVP du Plateau).

Avec ce que nous entendons, on se demande ce que remportera le vainqueur de cette édition 2019 ?

On ne vous le dira pas maintenant. Mais ce sera d’abord un honneur pour la commune de remporter un prix… A la finale, il y aura un reportage complet sur toutes les communes qualifiées.

Un message particulier aux Ivoiriens sur ce retour-là ?

Je leur dirai que cette année, nous travaillons autour du thème du « rapprochement des peuples de Côte d’Ivoire à travers les alliances interethniques ». Cela est fait à dessein afin de promouvoir la cohésion sociale. Car pour nous, ces alliances-là constituent une base solide pour une véritable réconciliation des Ivoiriens.

Par A.K

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