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Interview Soul Bangs : Pureté, transparence, talent et gloire : L’autre identité du maître du RNB guinéen

Avec quatre albums à son actif et une cote de popularité qui va crescendo, Bangoura Souleymane (son nom à l’état-civil) est un exemple de douceur, de charisme, de foi et de persévérance.
Nous l’avons rencontré lors de son séjour à Abidjan, dans le cadre de la promotion de son tout nouveau bébé « Yelenna » conçu sous le label Sony Music, un régal pour les oreilles et le cœur.

Au cours de cet entretien ont été retracés les moments forts de sa vie, son succès, sa vie de famille mais nous avons aussi décortiqué avec soin son nouvel opus.
Fous rires, émotions et convivialité garantie.

Suivez….

1. Bonjour, Soul Bangs. Nous sommes enchantés de te rencontrer. Nous sommes impatients d’en savoir plus sur toi, alors dis-nous, qui est Soul Bangs ?

Je suis, à l’état-civil, Bangoura Souleymane.
Artiste guinéen, auteur compositeur, chanteur et interprète. Je suis marié et père de deux enfants, j’ai 26 ans.
J’ai aujourd’hui quatre albums à mon actif, dont le premier est sorti en 2011 et le dernier, Yelenna, est sorti début 2019.

2. Quand as-tu commencé à pratiquer réellement la musique ?

Très tôt, disons à partir de 9 ans. C’était en 2001-2002.

3. Dans ta musique, l’on sent un vrai brassage entre des sonorités du terroir et des rythmes urbains : d’où te vient l’inspiration pour de telles compositions ?

Je tiens déjà à vous dire merci pour la remarque. La plupart des gens veulent plutôt savoir dans quel style et contexte je pose ma musique. Voir ainsi des gens qui remarquent ce que je fais, ça fait plaisir, c’est cela le but.
Pour revenir à la question, j’ai toujours voulu faire une musique singulière, qui ne ressemble à aucune autre, une musique qui sonne « Soul Bangs » dès qu’on l’entend.
Je tire aussi mes inspirations de ce que j’ai reçu de l’écoute musicale et même du milieu dans lequel j’ai vécu musicalement.
J’ai écouté du Craig Davids, R Kelly, Stevie Wonders, mais aussi du Salif Kéita, Mory Kanté : je suis tout simplement la quintessence de ces influences qui m’ont bercé ; c’est cela ma source d’inspiration.

Lire aussi : Soul Bangs : « Jusqu’au collège, je ne savais pas ce qu’était un anniversaire »

4. Lauréat du prix RFI découvertes en 2016, qu’est-ce qui t’a motivé à te présenter à ce concours alors que tu étais déjà artiste et connu ?

Après mon premier album, puis le second, je me suis remis en question.
J’ai donc reformé mon équipe, nous nous sommes fixés des objectifs à atteindre sur un certain nombre d’années. En 2015, je me suis présenté à un prix qui regroupait quelques pays d’Afrique et des Caraïbes dénommé Inpursit. J’ai été lauréat de ce prix parrainé par Claudy Siar.
C’est après cette expérience que je me suis inscrit au Prix Découvertes RFI.
Mais il y a eu beaucoup de pression, parce que quand on est un artiste de renom et qu’on se présente à un tel concours, si l’on ne gagne pas, c’est un flop, ce qui est dangereux pour la carrière.
Avec la bénédiction de Dieu, des parents, fans et collaborateurs, ce prix a pu être gagné.

5. Parlons de ton nouvel opus, Yelenna. Combien de temps as-tu mis pour l’élaborer ?

Ça c’est énorme, parce que moi, du jour au lendemain, je peux décider d’enregistrer, si j’ai la possibilité de le faire, et travailler au fur et à mesure sur le morceau. Alors, la plupart des titres présents sur l’album ont été travaillés depuis longtemps. Le plus souvent, on ne se fixe pas un temps déterminé.

6. Pourquoi l’avoir baptisé Yelena ?

Yelenna signifie en français « Souris-moi ». Je pense que le monde, de nos jours, a besoin de cela. On a besoin de se sourire, de partager l’amour, la cohésion, d’être reconnaissant à Dieu, reconnaissant les uns envers les autres, envers nos mamans, nos frères et sœurs, nos femmes, nos maris. J’ai, à propos, un titre dans l’album qui magnifie la femme.
Pour moi, ce sont ces valeurs qui sont les plus importantes. Il faut continuer à promouvoir la paix, la joie de vivre, l’espoir.

Lire aussi : Soul Bangs : « Ma reprise de Chris Brown était la sonnerie de téléphone des filles de mon école… Mais personne ne savait que c’était moi »

7. Quel est le plus de cet album, comparé aux précédents ?

Chacun de mes albums raconte une histoire.
Mais cet album, comparativement aux autres, présente une particularité énorme, c’est du 100% live, c’est la première fois que je le fais.

De plus, il y a une forte présence d’instruments traditionnels à l’intérieur et c’est mon premier véritable album international.

8. Quel retour du public as-tu sur l’album quelques semaines après sa sortie ?

C’est extraordinaire. Je commence par mon père adoptif qui m’appelle 2 à 3 fois par semaine juste pour l’album, pas pour me saluer (rires).
C’est à chaque fois une redécouverte pour lui, chaque jour, il y a un plus.
Et quand j’ai fait le concert de l’album, j’ai remis un CD au ministre de la Culture (en Guinée). Quand je suis le rencontrer plus tard, il m’a dit : « Cet album est le meilleur de tous tes albums ».
Beaucoup de personnes, même ceux qui n’en avaient pas l’habitude, m’écrivent pour me féliciter, m’encourager. Tous les jours, je fais des captures d’écran que je garde dans mon téléphone.
J’en suis honoré, et je suis tellement fier de l’équipe qui a travaillé sur cet album. Chacun a travaillé avec son cœur, alors cela ressort à l’intérieur. Je souhaite que l’Afrique continue à retrouver sa fierté à travers cet album.

Lire aussi : De joueur de Football à Aspirant dans l’Armée , puis star de la musique : Les différentes orientations de Soul Bangs

9. Résume ta carrière (depuis 2011 à aujourd’hui) en deux adjectifs.

Je vais plutôt la faire en une phrase qui est celle-ci : « Je ne suis pas encore arrivé là où je veux mais je ne suis plus là où j’en étais ». Je rends grâce à Dieu pour tout. Je remercie ces personnes autour de moi.

10. Quel est le pays où tu es le plus adulé ?

D’abord la Guinée, où mon audience est simplement phénoménale. Quand je vois des milliers de personnes venir à mes concerts ais des concerts, je mesure à quel niveau se situe l’estime qu’ils ont pour ma musique. Néanmoins, le mérite en revient à Dieu. Il y a ensuite le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Cameroun.

11. Arrives-tu toujours à garder la tête froide, avec ce grand succès ?

Quand j’ai débuté la musique, je ne m’attendais pas à être une star. Je ne savais même pas ce que signifiait être une star. Au cours des années 2001 à 2003, je demandais aux gens la signification de ce terme. Je ne savais même pas ce qu’était un anniversaire (rires).
Je fais la musique, principalement par passion. C’est ce qui me nourrit. Quand je chantais au début, je n’imaginais même pas plaire à cinq personnes. Je ne m’attendais pas à être une star.

12. Comment gardes-tu l’équilibre entre ta carrière et ta vie de famille ?

La vie familiale prime toujours. Je ne mélange pas les deux choses.
Ma femme qui est elle-même chanteuse, comprend les challenges. Parfois elle se prend la tête mais finalement arrive à comprendre.
Pour moi, la famille est la chose la plus importante. Que ce soit ma femme, mes deux enfants, ma mère, mes frères, mon père (adoptif).
Je mets la famille au devant de tout ; quand ils ont besoin de moi je réponds présent. Mais, aussi, quand il est temps de travailler, je travaille.

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13. Quels sont tes projets pour 2019 ?

Je dois monter mon label de musique, je suis aussi en train de produire un groupe en collaboration avec mon manager. Mon épouse est aussi sous ma production et sort son album le 26 Avril prochain.
J’ai aussi avec SONY de gros projet que je préfère taire pour l’instant.

14. Ton dernier mot à l’endroit de tes fans et des abonnés d’abidjanshow.com

Merci à abidjanshow.com pour le travail admirable abattu. Je lance un gros big up à mes fans, partout dans le monde. Achetez mon album disponible sur Itunes, Deezer, Spotify Amazone.
Ici en Côte d’Ivoire, c’est disponible en FNAC, de même pour la France. Écoutez même sur Youtube et faites-moi un retour.

Carole G

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