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Karim Le Parrain ( Promoteur de spectacle) A la découverte de cet amoureux fou du showbiz

Ce nom circule dans le milieu du showbiz depuis quelques décennies. Et malgré cela, l’on arrive difficilement à mettre un visage sur ce pseudonyme très populaire dans le milieu culturel ivoirien. Qui est donc Karim le Parrain ? Le zoom d’Abidjanshow.com…

Son premier contact avec le showbiz

A l’âge de 16ans, Kamara Karim (à l’état-civil) opte pour les cours du soir afin de se faire un peu d’argent pendant la journée à travers quelques activités génératrices de revenus. Des cours du soir, il sort quelques années plus tard avec un Brevet de technicien en informatique et bureautique.
Résidant dans la commune de Treichville, il était déjà en plein dans le monde de la Culture. Le showbiz faisait donc déjà partie de son quotidien.

Ayant déjà ce virus en lui, Karim sera drivé par son ami Privat du groupe « Sur-Choc ». « J’habitais à l’Avenue 21. Avec l’avènement du Zouglou, j’ai suivi un jour Privat des « Sur-Choc » qui, lui, résidait à l’Avenue 19. Je lui ai demandé où est-ce qu’il se rendait chaque fois. Et ce jour-là, nous sommes allés ensemble au Gbata. J’y ai pris goût et très souvent j’allais les accompagner à leurs répétitions devant la maison de Serge « Sur-Choc ». Je les regardais et je m’amusais souvent à faire les percussions. Je dirai donc que la musique n’était pas mon truc à moi, mais j’aimais le showbiz. ». Nous a confié Karim.
En accompagnant ces derniers lors de leurs différentes sorties pour des spectacles, Karim a commencé à côtoyer d’autres artistes tels que « Espoir 2000 », « Poussins Chocs », Yodé et Siro et bien d’autres.

Ces derniers n’ayant pas de manager dans le temps, il a entamait ainsi le métier de manager d’artistes sur le tas en assurant cette fonction pour leur compte.

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Comment Karim devient le Parrain ?

Avec ses fréquentations, il devient l’ami de tous. Surtout des artistes Zouglou de Treichville avec lesquels il partage son quotidien et qui s’attachent fortement à lui.
Sollicité par Sir, il sera ce jour-là baptisé « Karim le Parrain ».

A l’occasion de son anniversaire, Siro m’avait sollicité pour que je l’accompagne à la plage avec ma voiture car c’est là-bas qu’il a souhaité célébrer cette année de plus. J’ai accepté volontiers. Et ce jour-là, un samedi, de nombreux artistes tels que Zagazougou, Anti Palu…, étaient à la plage avec nous. A notre arrivée, j’ai constaté qu’il n’y avait, pour l’anniversaire, que le gâteau mais aucune boisson. Je me suis éclipsé et pour aller en ville acheter un gâteau et des boissons au supermarché que j’ai ramenés à la plage. A mon arrivée, c’était la joie. C’est ainsi que Petit Denis m’a appelé « Le Parrain. De là est parti mon surnom « Parrain » abondamment utilisé dans les chansons de l’époque , avant qu’il n’y soit ajouter Karim, pour mieux m’identifier », raconte-t-il avec beaucoup de nostalgie et de joie ce souvenir heureux avec ses amis de Treichville qui lui ont attribué ce nom qui lui colle à la peau jusqu’à ce jour.

De Manager d’artistes à la Production

Avec les rudiments du management artistique acquis sur le terrain, Karim devenu « Le Parrain » se forme à travers des stages et séminaires pour se perfectionner. Il fera donc ses preuves sur le terrain avec d’autres managers d’artistes tels que Killy Abrasass de Soum Bill, Djaguen Abouet, Charly Parker, Angelo Kabila (qui manageait le groupe « Groove Makers » dans le temps), Yves Armand Debordeaux et d’autres.

Par son abnégation et son sérieux dans le travail, la trésorerie générale de l’Association des Managers Professionnels d’Artistes de Côte d’Ivoire (AMPACI) lui sera confiée.

Bien qu’il gagne correctement sa vie à travers son activité dans l’import et export et la vente de fournitures de bureau et divers articles de luxe, l’informaticien en bureautique ne lâche pas le showbiz qui le fait pourtant saigner.

Et c’est paradoxalement pour lui, toujours un plaisir de donner un coup de main à un artiste où un acteur du showbiz.

Ainsi donc, il aidera certains pour des frais de studio, d’autres pour la production de leurs œuvres, de passeport pour voyages et autres documents. Car pour Karim Le Parrain, c’est Dieu qui lui donne afin qu’il puisse aider les autres. « Je bénis Dieu pour cela car je ne dirai pas que je suis riche, mais il me donne le peu dont j’ai besoin pour moi et pour aider ceux que je peux. Car j’ai la main très facile, surtout envers les artistes ». Affirme t-il à ce propos.

En dépit de tout cela, Karim n’a jamais proclame ou publié les actes et aides qu’il a posés et continue de poser, lui qui managera et aidera à produire de nombreux artistes. Et qui continue de prêter main forte à des artistes tels qu’Aklane, Tiane, Yodé et Siro, Soum Bill, Anti-Palu, Fazo-Lozo, Spyrow et bien d’autres. Sa force ? Rester en arrière-plan et agir dans l’ombre, sans bruit.

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Les raisons de son silence et son retour dans le showbiz

Par le passé, bien qu’il ne boive jamais l’alcool, Karim Le Parrain fréquentait le monde du showbiz. Mais depuis un bon moment, vous ne le verrez jamais dans un night-club, un bar ou un maquis.
Les raisons ? Il les donne ainsi : « Je ne me suis pas éclipsé car malgré le silence constaté, je travaillais en sourdine sur certains projets liés au Showbiz et je continuais d’apporter mon soutien à certains. Et c’est ainsi que je fonctionne en fait car j’aime rester dans l’ombre. Je dirai aussi que la religion musulmane ayant pris le dessus, vous ne me voyez plus dans certains endroits du showbiz. Je suis le président d’une mosquée actuellement et donc je ne fréquente plus les boîtes de nuit, maquis et bars, des endroits où nous nous retrouvions avant. Néanmoins, je suis toujours là dans le milieu ». Nous a confié Karim Le Parrain

Les nouveaux challenges du Parrain

Après le management, la production et le mécénat, Karim Le Parrain a ajouté une autre corde à son arc. C’est celle de son aventure avec « G Label ». Une aventure fort enrichissante selon lui, proposée par son ami et frère Georges Azziz. « Georges Azziz. Il m’a approché lors de la première édition pour m’expliquer le projet « Bonne Année Zouglou ». Et m’a demandé de me joindre à lui pour l’accompagner. Pour le Zouglou et surtout la culture ivoirienne, je n’ai pas hésité. Et ce fut une belle aventure que nous continuons donc.

Un label qui s’impose peu à peu dans le quotidien des Ivoiriens avec plusieurs gros événements dans son calendrier pour le bonheur des amoureux de la culture.

Son messages à ses jeunes frères managers et artistes

A cheval sur quelques générations de managers et hommes de showbiz avertis, Karim Le Parrain apprécie certes le travail effectué par les artistes et managers aujourd’hui pour faire avancer la musique et la culture ivoirienne. Mais affirme qu’il y a une régression dans le travail des artistes en général. Et il existe aujourd’hui une grande cacophonie entre manager et artiste. A ce propos, il dira ceci :

« Le manager n’est pas un coursier.  C’est le collaborateur direct de l’artiste. Et l’artiste se doit de le respecter. C’est lui qui signe les contrats engageant l’artiste. Et au cas où il y a un problème, c’est lui qui est frappé directement par la sanction devant la loi. Pour cela, il faut une belle complémentarité entre l’artiste et son manager. Aux artistes, je leur demande simplement de travailler davantage car seul le travail paye. Feu Lucky Dubey, c’est à sa 10e œuvre qu’il a connu le succès. Pareil pour Ticken Jah et autres qui ont sorti plusieurs œuvres avant de connaître le succès. Et qu’ils ne se découragent pas et travaillent sans relâche ». Lancera-t-il comme conseils à ses jeunes frères artistes et managers du monde du showbiz.

Par A.K

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