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Portrait : À la découverte de Manou Gallo, le pur produit Woya

Révélée alors qu’elle n’était qu’une enfant dans le mythique groupe ivoirien de l’époque Woya, Manou Gallo a fait du chemin depuis. Discrète, naturelle, talentueuse, son timbre vocal particulier continue d’impacter le monde.
Qui est elle? Quels sont les faits marquants de sa vie? Découvrons la ensemble…

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Originaire de l’ouest de la Côte d’Ivoire ( Divo), la belle Manou voit le jour en 1972.
Elle grandit auprès de sa grand mère, qui a un lien de parenté avec la star sud africaine feue Myriam Makeba.
L’amour pour la musique, elle l’a depuis sa plus tendre enfance…

1984: Première expérience musicale avec WOYA…

En 1984,alors âgée de 12 ans, la petite Manou, passionnée et extravertie, fait sa première immersion dans l’univers musical. Elle dit au-revoir à sa ville natale et se frotte, comme une grande, à la vie et fait face à sa passion.
Elle intègre ainsi, à la suite d’une pièce de théâtre musicale exécutée à la perfection, le groupe le plus en vogue de l’époque WOYA composé de David Tayorault, Tiane, feu Marcellin Yace, feu Marino et bien d’autres musiciens et chanteurs. Le groupe fait un tabac fou jusqu’en 1990 avec quatre albums à son actif.

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Nouvelles perspectives…

Après la dissolution du groupe à l’orée des années 1990, Manou se rend à Abidjan afin d’apporter une plus value à son talent et ses connaissances musicales. Chaperonnée par feu Marcellin Yacé qui lui apprend les rudiments de la musique, elle apprend à jouer de la basse et est initiée par son mentor aux prises de son dans son studio.
Trois années plus tard, elle se plonge dans l’art sous plusieurs formes au village Ki Yi Mbock ( danse, théâtre ).
Durant l’année 1997, elle est remarquée par le tour manager d’un groupe de chant exclusivement féminin dénommé Zap Mama. Cette rencontre se fait à Abidjan lors du MASA.

Impressionné par la jeune fille, Michel de Bock, le manager en question garde le contact avec celle-ci.
Quand l’occasion se présente, il la propose au groupe qui cherche d’ailleurs activement une bassiste.
Il la fait partir en Belgique et débute pour l’Ivoirienne une aventure trépidante pendant six années.
Elle découvre l’Occident, le brassage culturel, la culture Belge,…
Davantage éprise de l’art qu’elle pratique elle s’investit corps et âme dans ce domaine et se perfectionne dans les percussions, un instrument dit réservé à la gent masculine.

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Destin en main…

En 2001, après avoir fait ses armes durant nombre d’années, elle atteint un stade de maturité qui lui fait prendre conscience qu’il est temps de créer son groupe à elle. Elle crée ainsi Djiboi avec des amis musiciens.
Chaque album du groupe est marqué d’une teinte culturelle particulière.

Le signe distinctif de Manou ? Sa culture transportée dans ses textes.

En langue locale, notamment le Dida, elle ravit le public par des sonorités rythmées, sa voix entraînante et ses textes qui plongent au cœur de la Côte d’Ivoire. Son parcours charismatique lui a valu de recevoir le prix de la révélation coup de cœur francophone en 2009. Enchaînant les tournées aux quatre coins du monde, Manou Gallo porte toujours haut le flambeau de la musique ivoirienne.

Carole G

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