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Portrait : Alexandre Branger (‘’Les chaudes nuits Abidjanaises’’, c’est lui)

Les nuits abidjanaises affichent de plus en plus de nouveaux visages de jeunes gens compétents et puissants. Qui contribuent à la promotion et la valorisation de la culture ivoirienne. Alexandre Branger, 25 ans, responsable d’établissement de nuit, est un au nombre de ces visages. PDG du ‘’Code Barré’’, il affirme vouloir marquer son temps. Zoom sur Alexandre Branger, l’un des acteurs des chaudes nuits abidjanaises les plus appréciés. Un parcours tumultueux.

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Originaire de la France, Alexandre Branger a vu le jour dans la commune de Marcory. Comme tout jeune de son âge, il a fait des études primaires et secondaires, puis les lycées de la capitale comme le Lycée Blaise Pascal, Lamartine et ECG qui ont enregistré les passages du jeune Branger. Turbulent et peu concentré sur l’école, Alexandre a été obligé d’écourter ses études. « L’école, ce n’était pas fait pour moi. J’ai donc arrêté les cours à l’âge de 18 ans après le baccalauréat. J’étais un peu turbulent, et je n’étais pas assez concentré. Aussi, mes parents étaient dans des querelles de divorce. Puis, les mauvaises fréquentations et l’influence des amis m’ont obligé à arrêter l’école pour me consacrer au travail ».

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A expliqué Alexandre Branger. Obligé désormais d’affronter les dures réalités de la vie active, il intègre une entreprise de la place et vend des pièces détachées de camions. « J’ai fait de petits stages un peu partout, histoire de connaître les réalités de la vie active. Et j’ai compris que ce n’est facile, surtout quand on est exploité. J’ai travaillé pour quelqu’un pendant 6 mois, du lundi au dimanche et avec des miettes comme salaire. C’est là que j’ai décidé de travailler à mon compte et d’être mon propre chef. Et j’ai remarqué que les Ivoiriens aiment deux choses : la bonne chère et la fête. J’ai donc décidé de me lancer dans l’élevage de poulets à San Pedro.

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Alexandre Branger : la vision et le sens des affaires

« En 2013, j’ai repéré le « Code Barré », un bar que je voulais exploiter. Aux débuts, j’étais un peu réticent à cause de mon jeune âge : j’avais 20 ans. Mais je me suis dit : « Qui ne risque rien n’a jamais rien. Je me suis donc lancé. C’était très dur le premier mois. La clientèle était essentiellement composée d’expatriés et d’un certain âge. Ce ne n’est ce que je voulais. Moi, je visais plus les jeunes, si bien que je commencé à cibler la clientèle ivoirienne. En 5 mois, j’ai décollé en force. De 15 places, on est passé à 50 places. Grâce à cette réussite, j’ai pu fermer et reconstruire le bar. Aujourd’hui, nous sommes à 150 places ». Nous a confié le Boss du ‘’Code Barré’’. Puis d’ajouter : « Je continue d’apprendre, mais sans les Ivoiriens, je ne suis rien. »

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Les coups bas, la jalousie…

La vie d’homme de la nuit n’est pas un long fleuve tranquille. Cela, Alexandre Branger va s’en rendre compte. Lui qui a été victime de nombreux coups bas, de la jalousie et autres sentiments haineux.

« Des gens qui venaient ici, juste pour provoquer des bagarres, j’en ai vus défiler dans mon établissement. Comme exemple, un soir où trois jeunes sont venus, ont consommé des boissons de marque et ont refusé de payer. Avançant comme raison que je suis venu prendre leur territoire, et qu’ils ne paieraient pas. Ils ont commencé à danser sur les tables. Heureusement, la sécurité s’en est chargé ». Nous révèle-t-il.

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Ses relations avec les autres responsables d’établissements de nuit.

Avec les autres responsables d’établissements de nuit, l’homme affirme ne pas avoir de soucis. Il est jeune et continue d’apprendre à leurs côtés. « Tout va bien, je suis leur jeune frère. Je ne viens pas pour m’imposer, mais plutôt pour apprendre auprès d’eux. Le Gros Bedel vient souvent dans ma boîte. En face, je pense qu’il n’y a pas de problèmes, s’agissant maintenant de derrière, je n’en sais rien (rire). » A-t-il laissé entendre.

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‘’Abidjan By Night 2017’’ : La reconnaissance de ses pairs

A Abidjan, le ‘’Code Barré’’ est une plaque tournante qui reçoit les artistes en vue. Le groupe ‘’Kiff no Beat’’, Arafat Dj, Abou de Bengue, Serge Beynaud, Kedjevara, Debordo Leekunfa ainsi que des artistes internationaux ont été aperçus aux côtés d’Alexandre. Un travail de fourmi qui lui a valu le prix du ‘’Meilleur service des établissements’’ lors de l’édition 2017 d’ ’’Abidjan By Night’’.

« Franchement, je ne me m’attendais pas à ce prix. Il y a beaucoup d’autres endroits, mais je pense que les organisateurs a vu le travail que j’ai pu faire. A mon âge (25 ans), je pense que c’est un encouragement. D’année en année, j’évolue. J’acquiers de la notoriété et cela me forge. Mon travail m’a permis d’être ce que je suis ». Nous a confié Alexandre Branger. Qui dit vouloir, par son travail, aimer rendre les gens heureux, surtout les Ivoiriens.

KOKOA Stéphan

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