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Portrait : Il était une fois Sery Bailly…

Après les départs de Marcel Gossio, Aboudramane Sangaré du FPI, un autre départ a bouleversé le pays le dimanche 02 décembre dernier : celui d’une forte tête du paysage politique et intellectuel ivoirien ; Un homme dont la plume et le charisme resteront à jamais gravés les cœurs. Bien que mort, Sery Bailly, par ses écrits, vit pour l’éternité.
Cet homme mérite d’être conté…
Voici donc son histoire.

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Zacharie Sery Bailly voit le jour à Abidjan le 13 mars 1948. Dans les années 1970, le jeune homme fait surface sur la scène politique, appartenant aux cercles de manifestants qui devraient générer la gauche ivoirienne.
En 1971, encore étudiant, il est mis aux arrêts à la suite d’une manifestation sur le Campus et emmené de force au service militaire. Déporté de mars 1971 à janvier 1973 à Séguéla – à plus de 500 km d’Abidjan -, il y séjournera en compagnie de Laurent Gbagbo.

Libéré, il reprend ses études et termine une thèse de doctorat au département d’anglais.

Après de brillantes études secondaires et supérieures, il débute une carrière d’enseignant en anglais à l’Université d’Abidjan-Cocody et devient par la suite, Doyen de la Faculté des langues et des civilisations de ladite université.

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Un homme pacifique mais engagé

Membre influent du SYNARES, l’un des principaux syndicats d’enseignants où il défend les intérêts de son entreprise, l’homme est toutefois considéré par certains patriotes, dans les années où il exerce la fonction de Ministre de la communication sous le gouvernement Gbagbo Laurent (2002) comme un homme très modéré dans ses points de vue et prises de décision.

Eminent homme de lettres et figure de proue de la littérature ivoirienne

Ses écrits sont marquants. Par sa plume, il peint et dépeint les faits et méfaits, les plaies de la société ivoirienne, s’exprime, se livre dans un style assez singulier.
De 1991 à 1994, le leader ivoirien se fait remarquer par ses activités de chroniqueur.
Ses “Chroniques de notre temps”, publiées chaque mercredi dans la dernière couverture de l’hebdomadaire ivoirien “Notre Temps” renforcent son image d’homme de culture.

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Il est l’auteur de deux essais : « Hommage à Tiagouri Tapé” “Vraiment” et » Deux guerres de transition: Guerre américaine et Guerre ivoirienne ». Il est également auteur de nombreuses publications scientifiques dans le domaine de l’art et de la civilisation.

Ce grand homme a réussi à se construire, de son vivant, une image qui ne sera point altérée par l’usure du temps, même après ce départ précipité.

Carole G

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