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Soum Bill : Voici son histoire de plus de 30ans avec la musique

Le samedi 02 novembre, l’artiste Soum Bill célébrera ses 25ans de carrière à travers un grand concert au Palais de la Culture de Treichville. En attendant, voici l’histoire de cet artiste au talent pluridimensionnel, qui a débuté il y a plus de 30ans de cela.

La musique est innée chez Soum Bill. Car il est issu d’une famille d’artistes de par ses grands-parents. Son grand-père paternel était percussionniste et sa grand-mère, chanteuse traditionnelle.

Tout démarre à Yopougon Wassakara alors qu’il était encore au collège dans les années 1986-87. C’était au moment où le mouvement d’ambiance facile communément appelé « Wôyô » faisait rage.

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En 1989, il commence à bien flirter avec la musique au sein de son 1er groupe d’ambiance facile baptisé « Les Mini Chocs » de Yopougon Wassakara. Il se forge aux côtés de ses aînés dans le domaine et avec certains membres de cette formation, il se démarque après pour créer « Les Garagistes ».

Et c’est au sein de cette nouvelle formation avec ses amis Popolaye, Feco et autres, qu’il s’imprègnera véritablement imprégné de la chose musicale.

« Un soir en sortant de l’école, j’ai entendu des sonorités, des chants qui m’ont interpelé. Et je suis allé voir, par curiosité. Et j’ai vu les Garagistes qui étaient en pleine répétition. C’est avec eux que j’ai tout appris. Ils ont été un gros centre de formation pour moi… ».

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Confiera t-il sur une radio à l’orée de la célébration de ses 25ans de carrière musicale. Et depuis ce jour-là, la vie du jeune élève a été chamboulée. La musique est devenue une véritable passion pour lui. Avec cette formation, Soum Bill se bonifie et fait ses premières expériences dans un studio d’enregistrement. Avec ces derniers, il sort en 1992 l’album « Enfant chéri » qui connaît un succès mitigé.

Très ambitieux, le jeune chanteur inspiré autrefois par la musique reggae, veut révolutionner son Zouglou. C’est ainsi qu’il rejoint Bloko, Debengue et Colinze à Yopougon Sogefiha précisément à « Solic 1 » au sein du groupe « Les Salopards ».

Avec ces derniers, Soum Bill va connaître sa première expérience musicale véritable avec le premier album de sa carrière. « Bouche B » est le titre de cette œuvre. Et c’est le succès total. Il se retrouve du coup au sommet, passant de l’ombre à la lumière.

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Dans cette formation pilotée par Bloko qui est le chef de groupe, Soum Bill brille néanmoins plus que tous, par son talent et la qualité de sa voix. Cette belle œuvre discographique est écoulée avec plus de 300mille exemplaires. Un nouveau record dans le milieu des ventes d’album en Côte d’Ivoire. Cette belle expérience permet à Soum Bill et ses amis de se produire dans plusieurs pays, dont à la 1ère édition du « Festival Panafricain de la Musique » de Brazzaville.

Après le succès de « Bouche B » avec ses amis, ils retourneront en studio pour sortir en 1997« Génération sacrifiée », leur 2e album. Cette nouvelle œuvre qui dérange de par ses textes poignants comme la première, est celle de la consécration du groupe avec plus de 200mille exemplaires écoulés. Suivra « Pays perdu » qui ne connaîtra pas le même sort que les deux premiers albums avec la dislocation du groupe.

La glorieuse consécration de Soum Bill en solo.

Avec « Pays perdu », le groupe se déchire. Mais Soum Bill ne baisse pas les bras et se met en solo. L’enfant d’Aboisso, toujours inspiré, retourne seul au laboratoire et sort sa première œuvre discographique en solo, « Zambakro ». Nous sommes en 2000 et l’œuvre qui décrit avec acuité la situation du pays, confirme le statut d’artiste engagé de Soum Bill.

Cette œuvre de 8titres, est écoulée à plus de 80 milles exemplaires. Le succès n’est pas celui qu’il a eu, avec les Salopards, mais il ne baisse pas les bras et revient en 2002 où le pays connaît l’histoire la plus tragique de son existence, avec « Terre des hommes ». C’est l’œuvre de la confirmation et de la consécration du talent de l’artiste avec 12 titres très engagés où il ne va pas du dos de la cuillère avec les hommes politiques.

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Avec cette œuvre sortie en pleine guerre, Soum Bill tourne à travers le monde entier, avec notamment 8 mois de tournée non stop en Europe et sur d’autres continents. Il reçoit à cet effet, le prix spécial lors des Kora Music Awards en Afrique du Sud où il est invité.

Le 31 décembre 2003, alors qu’aucun artiste ne s’était encore aventuré dans ce qui était considéré comme le fief de la rébellion dans le temps, Soum Bill prend son bâton de pèlerin et s’y rend.

Malgré la profondeur de ses textes, en particulier celui du single « Libérez mon pays » avec Yodé, Pat Sako et Petit Denis, l’artiste réussi à dompter le public de Bouaké. C’est une grande première depuis cette guerre qui a coupé le pays en deux.

En 2008, Soum Bill revient avec « Que la lumière soit ». Une œuvre encore très bien inspirée ouvrant le Zouglou de Billy à d’autres influences musicales.

Cette belle coloration nouvelle apportée à cette œuvre Zouglou, lui procure une renommée internationale. Soum Bill sillonnera avec cette production signée « Camaho Production » et « Ivoir Top Music » plusieurs grandes scènes dans des festivals et autres, tels que le « Kilimanjaro » de Thonon-les-Bains, « Africa Festival » en Hollande, le festival « Afropfingten de Winterthur à Zurich, Washington, Dallas, Boston, San Francisco et autres.

En 2013, c’est « l’escale » musicale de l’artiste où il livre un album 100% Reggae à se fans.

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Après « Escale », une belle galette de 17 titres, il fait son come-back dans la sphère Zougloutique avec l’œuvre « Zougloumanity ». Il fait voyager le Zouglou dans les hautes sphères avec des collaborations faites avec des icônes de la musique africaine telles que Didier Awadi du Sénégal, la jeune Daphnée du Cameroun et bien autres artistes.

Toujours très inspiré, il y fait aussi un clin d’œil à d’autres genres musicaux tels le Zouk et le Reggae à travers cette œuvre « Zougloumanity » de 17titres.

Depuis lors, il a aussi sorti plusieurs singles. Les récents titres sortis, dont « Mon Confident » et Djarabila » continuent de cartonner pour tenir en haleine son public en attendant le « Best Off » inédit pour la célébration de toutes ces années de carrière artistiques écoulées.

Par A.K

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