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Watanabe, « l’héritier »

heritierHéritier Watanabe, une vedette éphémère de plus dans le livre d’or de la musique congolaise ? Rien de moins sûr ! Héritier, il l’est, c’est vrai. Héritier à part entière de cette immense et prestigieuse histoire sonore qui se déroule de Wendo Kolosoy à la Génération Wenge en passant par Franco, Tabu Ley, Zaïko Langa-Langa, Koffi Olomidé et autres Papa Wemba. Mais Héritier est aussi le futur, il est aussi Watanabe, surnom que le jeune chanteur s’est donné en hommage à Junya Watanabe, célébrissime et modernissime styliste japonais qui officia pour la griffe Comme des garçons.

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capture-decran-2016-11-02-a-22-12-26Bondongo Kambeya Héritier, à l’état-civil, né un beau jour d’août 1982 dans une famille modeste de Kinshasa, a suivi en partie la route de nombreuses stars congolaises. Il a, lui aussi, débuté le chant à 10 ans dans une chorale d’église. Et comme beaucoup d’autres avant lui, alors qu’adolescent, il sent confusément percer en lui un destin de rossignol, il se verra opposer une fin de non-recevoir par maman : « Passe ton bac commerce et informatique d’abord ! » Il obéira puis passera aux choses sérieuses.

Il lui suffira, un jour, pour le fun, de s’emparer d’un micro au cours d’une répétition de musiciens amis, pour être repéré. JB Mpiana veut qu’il intègre son groupe, Wenge BCBG « Les Anges adorables », mais c’est une autre star, Werrason, qui récupère le petit prodige de 15 ans.

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Pendant plus de 15 ans, il va faire les beaux jours de Wenge Musica Maison Mère, la légendaire formation de Werrason, il participera à toute l’aventure WMM parsemée d’albums monuments comme « Solola bien » (1999), « A la queue leu leu » (2002)… Et ce jusqu’à « Flèche Ingeta » (2014).

heritier-watanabeIl a désormais entamé une carrière solo et « adopté » un nouveau «  petit papa », le producteur ivoirien, David Monsoh, maître en l’art de faire éclore les stars (Douk Saga, DJ Arafat, Fally Ipupa…). La voix virtuose d’Héritier, haut perchée, remplit les salles et touche les mélomanes du continent.

Pour un premier album solo, peut-on rêver mieux que deux ou trois ndombolos pour les ambianceurs et de la rumba à tous les étages ? Pas le style d’Héritier ! « Wata » fait bouger les lignes dans « Carrière d’Honneur (Retirada) » qui devrait sortir à la rentrée. Et puis, histoire de dribbler l’auditeur, le malicieux jeune homme moderne nous délivre deux titre chantés en français et deux autres en anglais, dont l’un avec Wally Seck, la vedette sénégalaise en featuring, entre dance-hall, musique nigériane et R’n’B ‘ .

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Il marque enfin le but en or, appelé « Cala Boca » chantée en portugais, de la graine de tube qui devrait faire trembler les clubs, dans les semaines à venir. « Maintenant, elle est fière de moi ! », avoue la star en herbe à propos de sa mère. On la comprend…

 


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