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Were Were Liking : Maîtresse de l’art sous toutes ses formes

Femme d’art, passionnée de culture, reine de l’authentique, africaine pure, conteuse de l’histoire, Were Were Liking est un monument vivant, source d’inspiration, « mère » de nombre d’artistes…
Marquons un arrêt pour découvrir cette brave dame sous toutes ses coutures…

Were Were Liking Gnepo est née en 1950 à Bondè, village situé au centre du Cameroun.
Elevée par ses grands-parents paternels, elle grandit dans un milieu très traditionnel, qui la garde proche de ses racines. En 1978, âgée de 28 ans, elle s’installe en Côte d’Ivoire et se lance dans des recherches en traditions et esthétiques négro-africaines à l’université (marionnettes, statuettes peintes, analyse du récit Kaydara)…

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L’art pour retracer son histoire…

En 1968, la native du Cameroun commence à peindre et se passionne par cela.
Autodidacte, une fraîcheur spontanée émane de ses œuvres et enchante les plus fins critiques.
Elle enchaîne les expositions dans plusieurs pays d’Afrique, d’Europe, des USA et se fait une place très importante dans le domaine.

Dans les années 1980, dame Gnepo se rapproche de plus en plus de l’art sous toutes ses formes : écriture, peinture, mise en scène, cinéma, littérature. A travers ces canaux, elle s’exprime, « peint » sa vie, son vécu.
Ses œuvres sont donc très réalistes, translucides.
Conteuse, poètesse, essayiste, romancière, elle est aujourd’hui détentrice d’une vingtaine d’œuvres parues.

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Ki yi Mbock : La ou les talents émergent…

Créer un mouvement pour la renaissance des arts africains, pour la naissance d’une culture panafricaine contemporaine et pour une reconnaissance des cultures du monde noir, voilà le pari que s’est lancé cette fervente adepte des arts il y a trente-trois années de cela (en 1985).

Un pari fou dénommé « village Ki Yi » de la traduction « connaissance ultime », niché au cœur de la ville d’Abidjan.

Tout débute lorsque, encore enseignante chercheuse à l’Université d’Abidjan, la dame des arts décide de mettre sur pied une troupe : la troupe Ki Yi. Puis, en 1985, avec l’appui de condisciples tels que Bomou Mamadou, Boni Gnahoré, Zêrêl N‘Jock, elle fonde une école où se côtoie une pléiade de formes artistiques (théâtre, musique, danse, chant, ballet, conte, poésie, peinture, mode, artisanat…), un temple de la culture panafricaine avec un musée, un théâtre, et ses espaces d’accueil de jeunes.

Elle a eu le nez creux à ce propos : le village Ki Yi s’est érigé en grande mosaïque culturelle, un endroit d’où émergent les plus grandes étoiles.

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En voici quelques-unes…

Bomou Mamadou (chanteur, musicien, danseur, chorégraphe et metteur en scène ivoirien)
Onakamy Tapé (chanteuse ivoirienne)
Boni Gnahoré (percussioniste et chanteur ivoirien)
Bassa Zéréhoué Diyilem alias Didi B (rappeur, musicien ivoirien)
Dobet Gnahoré (chanteuse, danseuse et musicienne ivoirienne)
Okou Camille alias Black K (rappeur, musicien ivoirien)
Pape Gnepo, époux de Were Were Liking (marionnettiste, chanteur, danseur ivoirien)
Manou Gallo (chanteuse ivoirienne)

Outre ces grands noms, le village Ki Yi a formé plus de 500 jeunes aux métiers artistiques.
Un bilan flatteur, à la hauteur des espérances de l’initiatrice de cette fondation, d’envergure internationale.

Carole G

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