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PORTRAIT / Zeus TEBLI (Le Zoulou de Lôbley) : La Côte d’Ivoire a son Zoulou

La véritable aventure musicale de Zeus TEBLI a débuté en 1978. En effet, le Président Félix Houphouët-Boigny devait organiser le mariage de l’une de ses filles au Palais des Congrès de l’Hôtel Ivoire. Le gala du mariage devait être animé par l’Orchestre de la RTI de Manu Dibango, Joe DASSIN et L’Afrisa International de Tabu Ley Rochereau.

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Certains musiciens du Maître de la Rumba dont le batteur, avaient disparu la veille du concert. Il sont remplacés par certains autres, dont Zeus TBLI qui finalement devient ainsi le Batteur de Rochereau avec qui il a tourné un peu partout dans le monde. Il a même résidé pendant deux ans au Zaïre (actuel RDC). C’est au cours de ces nombreuses tournées qu’il découvre l’Afrique du Sud.
Au pays de Mandela, le Jeune Tébli Célestin (Zeus TEBLI) remarque la similitude avec les peuples de Côte d’Ivoire. Elle lui fait adopter et la musique et l’habillement zulu sur scène. En observant les Zoulou danser, il s’est souvenu des pas de danses des « éclaireurs » pendant les cérémonies festives des peuples de sa région : le « Gôh ». Ils imitent les gestes de bravoure d’un guerrier. Zeus décide ainsi de pratiquer cette musique.

Par son histoire, la musique Zulu s’apparente à la musique de sa région d’origine et il se fait appeler le « Zulu du Gôh ».

Ce que réfutent désormais certains observateurs de la musique ivoirienne de la Diaspora de la découverte de ses productions. Les œuvres de Zeus sont riches de ses influences musicales (Pop Rock, Alloukou, Gbégbé, Musique Zulu…) qui font de lui une mine d’or cachée. La qualité de ses productions dépasse les frontières de sa région natale et fait la fierté de la côte d’Ivoire, d’où le nom « Le Zulu de Lôbley » . « Lô » pour designer l’éléphant et « Bley » la contrée le pays : Côte d’Ivoire. Le Zulu de Lôbley (le Zulu de Côte d’Ivoire).

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« Virtuose méconnu, Tébli Tébli Célestin, alias Zeus Tébli ne déroge pas à l’adage qui dit que : « nul n’est prophète chez soi ». Cet homme bourré de talents est non seulement mal compris dans le milieu bhété, mais surtout, le genre de musique qu’il sert à son auditoire ne semble pas être approprié. Il faut avoir une oreille avertie aux sons multiculturels pour s’extasier devant les différentes mélodies de son répertoire », explique l’écrivain Gueye BLAWA JULIUS.

C’est au père de sa Mère Douhouré Agblé Cécile cantatrice de Kôkwézô (Gagnoa) et Soliste de la Chorale de l’église Catholique de son village que le jeune Tébli Tébli Célestin doit le goût de la chanson. C’est dans la décennie 70 où il appris à jouer à la batterie au Bénin où il poursuivait ses études. Après son Bac, il rentre en Côte d’Ivoire et grâce à Loss ZOROME, il est recruté par Tabou Ley Rochereau. Après plusieurs tournées au sein de l’Afrisa International, Il rentre en France. Sûr les conseils de l’arrangeur Josse INNO, Zeus se met au micro et devient chanteur lead. On a notre trois album a son actif : Regard(1997), Kécia (2005) et sa toute dernière production Afross (2018) de 14 titres d’où est tirée sa chanson culte,  » Mama Blues » plus déroutante.

Hayden Tchétché à paris
Hayden_tchetche@abidjanshow.com

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