Le rapprochement Fatah-Hamas va-t-il se concrétiser ?

Le Hamas et le Fatah se sont engagés dimanche 17 septembre à œuvrer à une réconciliation. Le mouvement islamiste doit dissoudre le comité administratif qu’il a mis en place pour superviser l’action publique dans la bande de Gaza. L’Autorité palestinienne, contrôlée par le Fatah du président Abbas, doit, elle, assumer ses responsabilités gouvernementales. Le tout devant mener à des élections générales. Mais pour l’instant, aucun calendrier n’a été annoncé.

Avec notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil

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Le public assiste à une cérémonie «de réconciliation» à Gaza le 14 septembre 2017 entre Hamas et Fatah.

Nabil Shaath affiche son optimisme. Pour ce conseiller du président palestinien Mahmoud Abbas, le rapprochement entamé ce dimanche entre les deux factions rivales porte les germes d’une possible réconciliation palestinienne après 10 ans de division.

Mais pour ce cadre du Fatah, la concrétisation de ce rapprochement dépend du Hamas au pouvoir à Gaza. « Nous attendons les premières étapes sur le terrain. Nous voulons voir le Premier ministre Hamdallah reçu par le Hamas, les portes de tous les ministères rouverts. Mais j’attendrais quelques semaines avant de voir une véritable préparation des élections », dit-il.

De son côté, l’Autorité palestinienne doit rapidement financer à nouveau les livraisons d’électricité à la bande de Gaza et reprendre un versement complet des salaires des fonctionnaires. Le pouvoir de Ramallah tiendra ses engagements, assure Nabil Shaath : « Quand le président a soutenu ces mesures économiques, il a dit qu’elles cesseraient dès que le gouvernement dirigé par le Hamas disparaîtra et que le gouvernement de consensus national reprendra ses fonctions. Il n’a mis aucune autre condition. »

En revanche, l’Autorité palestinienne prévient : elle refuse de voir ses ministres bloqués dans un hôtel de Gaza, empêchés de travailler par les forces du Hamas. Mais les attributions des deux parties en matière de sécurité dans l’enclave palestinienne restent à négocier.

Rfi.fr