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Salif Kéita: «Sékou Touré, Alassane Ouattara et moi ! »

© by ABS

Après votre concert dit de «L’émergence», le 12 septembre au Palais de la culture dAbidjan, vous avez offert une prestation à la faveur de la visite dEtat du Président Alassane Ouattara à Grand-Bassam le 14. Quel sens donnez-vous à lhommage que vous rendez à un Chef dEtat en exercice, en loccurrence Alassane Ouattara ?

Tout d’abord, je tiens à réaffirmer que je suis un enfant de la Côte d’Ivoire, un pays qui m’a tout donné en ce qui concerne ma carrière. A propos d’Alassane Ouattara, je constate qu’il travaille et qu’il a mis les Ivoiriens au travail. On ne peut pas cacher le soleil avec la main, comme dit l’adage. Et avec Ouattara, depuis son élection, le pays est au travail, en dépit de tous les problèmes, surtout quand on sait d’où le pays vient. Grâce lui, la Côte d’Ivoire a retrouvé son lustre et son prestige au plan international. Il faut le féliciter et l’encourager. C’est ce que je fais, sans être un politicien, mais plutôt en tant qu’artiste parfaitement neutre et objectif.

Certains pays de la sous-région, et au-delà, sont en proie à des soubresauts sociopolitiques, à linstar du vôtre, le Mali. Commet les acquis positifs que vous mettez au compte du Président Ouattara peuvent-ils servir dexemple ?

J’invite tout simplement les autres Chefs d’Etat et toute la classe politique africaine à suivre son exemple. Celui d’un Président qui travaille pour son peuple et le met au travail pour un développement harmonieux, fondé sur la paix et la réconciliation. Je les invite à s’inspirer de la gouvernance de Ouattara. Je tire mon chapeau au président Henri Konan Bédié, un vrai patriote, un homme de paix qui a un sens élevé du sacrifice pour la cohésion sociale de son pays.

Comme en son temps, j’avais chanté le courage politique de Sékou Touré dans «Mandjou», je chante aujourd’hui la clairvoyance politique d’Alassane Ouattara. Mais je pense bien que je ne chanterai plus de Chef d’Etat en exercice car j’ai un certain âge et les hommes qui relèvent les grands défis historiques ne sont pas légion. (Rires). En tout état de cause, il faut sincèrement féliciter Alassane Ouattara pour qui j’ai sorti un single, en plus de jouer au concert de «L’émergence».

Justement, au plan artistique, que retenez-vous du partage de la scène avec John Kiffy et du contenu de sa musique, en plus de lengouement jamais estompé des mélomanes ivoiriens pour vous, en dépit du fait que vous jouez pratiquement tous les ans à Abidjan ?

John Kiffy, j’avoue que je ne le connaissais pas vraiment mais je suis séduit. On a eu de bonnes vibrations. C’est un travailleur et sa démarche musicale apparaît comme l’une des rares à s’inscrire dans la recherche en Côte d’Ivoire actuellement. Mais en tant que professionnels, lui et moi n’avons pas apprécié qu’un autre concert se tienne en même temps, juste à côté. Il a failli gâcher le nôtre qui célébrait la Côte d’Ivoire et l’Afrique qui émergent. Bref, on ne va pas se cramponner au passé, même s’il doit nous inspirer et que nous devons en tirer des leçons. Cela vaut pour tous les domaines d’activité.

Quant à l’amour réciproque avec les Ivoiriens, il date de 1978, au moment où je me suis installé à Abidjan où j’ai vécu jusqu’en 1986. Je me suis toujours senti chez moi et j’y ai connu mon ascension internationale. Et en guise de leitmotiv à partager avec les mélomanes d’ici et d’ailleurs, je dirai que la musique est un remède qui apaise. C’est cela notre mission en tant qu’artiste et notre engagement en tant que leader d’opinion africain.

ADAM SHALOM

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