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Santé : Se soigner à Abidjan quand on a pas les moyens est devenu presqu’impossible

« La santé n’a pas de prix », entend très souvent dire, pour signifier l’importance d’entretenir sa santé, quel qu’en soit le coût. Mais quand les moyens n’y sont pas ?
Que faire pour conserver cette santé, et donc cette vie, qui nous est si précieuse ? À ces questions, ce n’est sûrement pas les médecins des hôpitaux publics encore moins les patients qui y répondront. Ces médecins qui avaient pourtant fait le serment de sauver des vies, ont malheureusement mis l’argent au devant de toute autre considération. Mettant ainsi la santé et même de la vie de ces pauvres patients en péril.

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Depuis quelques temps, ce ne sont que des plaintes que l’on entend au niveau des patients contre le corps médical public. Dernièrement, un hôpital public avait essuyé la colère des parents d’un patient décédé, lesquels se plaignaient de la « négligence » de ceux-ci. Ces derniers ne devant leur salut qu’au retrait de la plainte du père de la victime, lequel a préféré incriminer le retard avec lequel les médicaments sont arrivés. Autre incident fâcheux : celui d’une jeune fille souffrant d’une dystrophie des ovaires et qui ressentait de fortes douleurs.

S’étant faite accompagner par son frère, elle a la désagréable surprise non seulement d’être très mal accueillie, mais aussi de se voir renvoyer le traitement de son cas aux calendes grecques, à un rendez-vous ultérieur. Raison avancée : le médecin ne pouvait que prendre 8 personnes ce jour. Ni la douleur évidente de la patiente, ni les supplications de son frère n’ébranlèrent le corps médical au cœur de pierre.

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Des cas comme celui-ci sont, hélas, légion. Et il semble que les mêmes médecins changent de visage selon que ce l’hôpital public ou dans leur propre clinique. À cet effet, une dame raconte que le pédiatre de son enfant qui avait l’habitude de très bien les recevoir quand ils venaient à sa clinique, s’est montré méconnaissable la seule fois où ils se sont rendus à l’hôpital public où celui-ci exerçait ce jour-là ! Le serment d’Hippocrate, rigoureusement observé à la clinique, devient, au niveau du même médecin, un serment… d’hypocrites quand il exerce dans un hôpital public pour lequel il a été pourtant formé !
Exercer au public est donc considéré par certains médecins possédant des cliniques privées, comme une perte de temps et d’argent, quand bien même ceux-ci émargeraient au Trésor public. Il faut aussi pointer du doigt le manque d’infrastructures adéquats ainsi que la négligence des patients eux-mêmes, due essentiellement à la pauvreté.

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 Parfois vous verrez des malades couchés à même le sol alors qu’il y a des chambres vides. Les médecins voudraient une garantie financière avant de les monter en chambre qu’ils font d’ailleurs louer par jour. Sous d’autres cieux, on aurait vu des médecin se battre pour offrir la vie à leur patients avant même de réclamer quoique ce soit alors qu’ici, on te sort la facture avant même les soins.

Véritable imbroglio ! Il est vraiment temps de tirer la sonnette d’alarme. Il faut que le corps médical soit contrôlé dans l’exercice de ses tâches. Les infrastructures doivent être créées et rendues accessibles par une politique de prix vraiment sociale. La vie est sacrée et il faut en prendre soin. C’est à ce prix-là que la population retrouvera le sourire et que les bons médecins, qui existent, se verront revalorisés dans leur travail.

Dylaurette YOUKOU

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