Share, , Google Plus, Pinterest,

Print

Posted in:

Syndrome de Stockholm et violence faites aux femmes/féminicides : Quel lien ?

Les femmes subissant les affres physiques et psychologiques de leurs compagnons ne se comptent pas du bout des doigts. Les cas sont légion dans le monde et la mort survient dans certains cas (féminicides).

Parmi les causes pouvant expliquer le « mutisme » et l’acceptation stoïque (de leur situation) chez certaines femmes, figure un mal être profond identifié comme le syndrome de Stockholm.

Se définissant comme un lien d’empathie qui s’installe entre la victime et son bourreau, ce syndrome englobe de nombreux délits tels que : Les crimes sexuels ; Les attaques à main armée ; Les prises d’otage ; Les chantages de tous genres ; Les violences à l’encontre des femmes.

Naissance du phénomène
C’est en Aout 1973 que le syndrome est découvert ; Cela, à l’occasion d’une prise d’otages à Stockholm en Suède.

Pour la petite histoire, six malfaiteurs ont pris d’assaut une banque de la capitale suédoise. Après moult discussions, les otages ont tous été libérés, sans la moindre égratignure. Etonnamment, ils (les otages) auraient tous refusé de témoigner contre leurs bourreaux. L’histoire raconte qu’une relation amoureuse est même née entre l’un des agresseurs et l’une des victimes. Un fait divers marquant qui s’est manifesté plus tard sous diverses formes, dans le monde.

Comment se manifeste en général ce syndrome chez la victime ?

La victime adopte petit à petit la pensée et le code moral du bourreau. Plus la situation dure dans le temps, plus cette nouvelle personnalité s’enracine en l’individu maltraité à telle enseigne que certaines victimes se rangent du côté de l’agresseur.

Le syndrome de Stockholm se développe de manière inconsciente et involontaire. Il échappe donc au contrôle de la victime et apparait dans une situation de stress ou de choc psychologique extrême.
Concernant l’un des délits phares (les violences faites aux femmes), les femmes victimes n’alertent en général pas leur entourage sur l’enfer vécu, à temps. Au pire, quand cela est connu, il arrive que celles-ci trouvent des justificatifs aux actions malsaines de leurs bourreaux.

Les principales pistes de guérison…

D’ordre psychologique, le syndrome de Stockholm ne se guérit pas en un claquement de doigts.
Il s’agit d’un processus relativement long, qui varie en fonction de l’état psychologique de la femme blessée. Un suivi psychologique intensif ainsi que le soutien de proches sont à l’heure actuelle les principaux remèdes à ce phénomène qui tend à prendre de grandes proportions dans le monde, actuellement.

Carole G

VOUS AIMEREZ AUSSI

Commentaires

Commentaires