Le Tchad visé par le «travel ban» de Donald Trump

Le Soudan a été retiré de la liste des pays concernés par les interdictions de visas américains, mais le Tchad lui a été ajouté. Les nouvelles restrictions entreront en vigueur le 18 octobre.

Avec notre correspondante à Washington,  Anne Corpet

Sur le marché de Ndjamena (photo d’illustration).

« Le gouvernement du Tchad est un partenaire important et appréciable des Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme », peut-on lire dans le décret publié par la Maison Blanche, mais, précise le texte « le Tchad n’a pas pu satisfaire à toutes nos exigences en matière de sécurité, et plusieurs groupes terroristes sont actifs sur son territoire ».

En conséquence, travailler, étudier ou simplement visiter en touriste les Etats-Unis deviendra impossible pour les Tchadiens à  partir du 18 octobre, et ce pour une durée indéterminée. Les détenteurs du statut de réfugiés ne sont pas visés par le décret, et les Tchadiens actuellement sur le territoire américain pourront y rester jusqu’à l’expiration de leur visa. L’obtention d’un visa diplomatique sera toujours possible.

Cette décision a surpris les experts à Washington. Le dernier rapport du département d’Etat soulignait les efforts engagés par le Tchad en matière de lutte contre le terrorisme. Le pays a d’ailleurs reçu une aide militaire substantielle de la part des Etats-Unis. A l’Institut des études de sécurité, on souligne que quatre attaques de Boko Haram ont été recensées au Tchad l’année dernière contre par exemple 120 au Nigeria, qui lui, ne fait pas partie de la liste des pays visés par le nouveau décret.

Rfi.fr